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elle qui forme ce qu’on appelle co'èffè , ou dansles animaux panne ; elle fournit une enveloppeaux veines, aux arteres , aux nerfs. Dans quel-ques endroits elle cft très-épaiffe & remplie debeaucoup de graiffe; dans d’autres elle eft extrê-mement mince & dénuée de graiffe : par-toutelle eft privée de tout fentiment.
On pourroit fe la repréfenter comme une cou-verture piquée , dont le coton cft inégalementdiftribué; dans quelques endroits il y en a beau-coup, dans d’autres il n’y en a point, & les deuxdoubles s’y touchent. C’eft dans cette membraneque fe font les mouvements de ces corps étran*gers; & comme la communication eft générale,il n’eft point étonnant qu’ils aillent d’un endroità un autre très-éloigné, en parcourant de très-longs chemins. Les officiers & les foldats fententtrès-fréquemment des balles qu’on n’a pas pirfaire fortir, faire des trajets confidérables.
La communication générale entre toutes lesparties de cette membrane eft démontrée par unfait qui fe réitère tous les jours contre les loixde la police ; les bouchers font une petite inçi-fion à la peau d’un veau, à laquelle ils appliquentun foufflet, ils foufîlent fortement, & il n’y apas une partie de tout le veau qui ne fe reffentede ce gonflement artificiel.
Des fcélérats fe font fervis de cette indigne ma-nœuvre pour rendre monftrueux des enfantsqu’ils faifoient voir enfuite pour de l’argent.
C’eft dans cette membrane que les eaux deshydropiques font ordinairement épanchées, &dans laquelle elles fuivent les mouvements queleur imprime la pefanteur. L’on demandera :cette membrane étant traverfée en différents en-droits pas des nerfs, des veines , des arteres ,&c. qui font des parties dont les bleffures occa?
lionneroient néceflairement des accidents fâcheux.
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