144 Des corps arrêtés
les dégage, Sc ils reffortent par la bouche, oittombent dans l’eftomac ; d’autres fois une in-flammation prodigieufe qui tue le malade ; ou fila matière de l’abcès fe porte en dehors, il feforme une tumeur à l’extérieur du col , qu’onouvre, 6c le corps refiort par-là. De troifiemesfe font une route qu’ils parcourent avec peu oupoint de douleur, & ils vont reflortir derrièrele col, lur la poitrine , à l’épaule, enfin en dif-férents endroits.
§. 417 . Quelques perfonnes étonnées des mar-ches fingulieres de ces corps , qui par leur vo-lume & fur-tout par leur figure paroifi'ent nepouvoir s’introduire dans le corps qu’en le dé-truifant, fouhaiteront qu’on leur explique com-ment & où ces corps font leur route. L’on mepermettra en leur faveur une courte digrefîïon ,qui efi peut-être d’autant moins étrangère à monplan , qu’en faifant difparoître le merveilleux dela chofe , elle fera tomber le préjugé fuperftitieuxqui a fouvent attribué aux fortileges des faitsde dette efpece , qui s’expliquent avec beaucoupde facilité Cette même raifon eft une de cellesqui m’ont déterminé à donner autant d’étendueà ce chapitre.
L’on trouve fous la peau, dans quelque endroitqu’on l’ouvre, une membrane compofée de deuxlames, féparées l’une & l’autre par de petites cel-lules qui communiquent toutes les unes aux au-tres, 6c qui font remplies plus ou moins de graif-fe. Il n’y a aucune graille dans tout le corps, quine foit renfermée dans cette membrane, qu’on ap-pelle mcmb'ane graiffeufe ou cellulaire.
Etle fe trouve non - feulement fous la peau ;mais dtelà , en fe repliant de différentes façons,elle fe répand dans tout Te corps; elle fépare tousles mufdes , e'ie fait partie de l’eflomac , desboyaux, de la veffie, de tous les vifeeres ; c’eff
elle