à la Gorge. I4J
§. 414. Enfin le quatrième cas, c’eft quandles corps avalés percent l’eftomac ou les boyaux rfo qu’ils vont jufqu’a la peau , occafionnentun abcès , & le font jour eux-mëmes, oufont tirés en ouvrant l’abcès. Ils font fouventtrès-long-temps à faire ce trajet ; quelquefoisles douleurs font continues, d’autres fois le ma-bde fouftre pendant quelque temps, les douleursceffent & recommencent. L’abcès fe forme ou furl’eftomac, ou dans d’autres parties du ventre ;quelquefois même ces corps, après avoir percé,les inteftins, font des routes lingulieres , &c vontreffortir loin du ventre. Une aiguille avalée ref-fbrtit au bout de quatre ans à la jambe , uneautre à l’épaule.
§. 425. fous ces exemples & une foule d’au-tres , de morts cruelles après des corps avalés rprouvent la néceflité dette fur fes gardes à cetégard , & dépofent contre l’imprudence horri-ble , j’oferois dire criminelle , de s’amufer dejeux qui peuvent occafionner ces malheurs, oumême de tenir dans la bouche des corps qui réchappant par imprudence ou par accident , de?viennent caufe de mort. Peut-on , fans frémir ,.mettre dans la bouche des aiguilles & des épin-gles, quand on penfe aux maux horribles & àla mort cruelle qu’elles peuvent occafionner ?
$. 416. L’on a vu plus haut, que quelquefoisles corps arrêtés étouffoient le malade ; d’autresfois on ne peut ni les retirer ni les précipiter,mais ils relient dans l’œfophage , fans que lemalade meure, au moins "d’abord. Cela arrivequand ils font fitués de façon qu’ils ne compri-ment pas la trachée-artere, & qu’ils n’erapéchentpas totalement le paflage des aliments ; ce qui nepeut guerearriver qu’aux corps pointus. Ces corpsainli arrêtés occafionnent quelquefois, fans beau-çoup de violence, une petite luppuration, j qui