141 Des corps arrêtés
des épingles, ils fortent alors avec beaucoup de
facilité.
$. 42a. Une fécondé iffue , c’eft quand cescorps ne reflortent point, mais occafionnent desaccidents fâcheux , qui tuent le malade, & il y abeaucoup de ces cas.
Une demoifelle ayant avalé des épingles qu’elletenoit dans fa bouche , une partie reffortit parles felles , mais l’autre partie perça les in-teftins , & même le ventre , avec des douleursinouies ; la malade périt au bout de trois fe-maines.
Un homme avala une aiguille qui perça l’efto-mac, pénétra dans le foie, & êt périr le mala-de en confomption.
Une fonde échappée en examinant la gorge, &avalée , tua le malade au bout de deux ans.
On voit tous les jours avaler des pièces mon-noyées , de différents métaux r fans qu’il fur-vienne rien de fâcheux ; on a vu avaler jufqu’àcent louis d'or qui refîortirent tous. Mais que ce3heureux hazards n’infpirent pas trop de fécurité ,les événements fâcheux doivent infpirer une juftecrainte; une feule piecede monnoie avalée bou-cha la communication entre l’eftomac &: les in-teftins, & tua. On avale tous les jours des noyauximpunément, mais on a des exemples de genschez lefquels il s’en eft fait des amas qui fontdevenus caufè de mort , après beaucoup dedouleurs.
(J. 423. La troifieme iffue , c’eft quand cescorps reflortent avec les urines ; mais ces cas fontrares.
Une épingle de moyenne grandeur reffortit e»urinant, trois jours après l’avoir avalée , & forta rendu par la même voie un petit os ,. djesnoyaux de cerifes, de prunes , & même un dapécha-