à la Gorge. 141
tit heureufetnent , des couteaux, des rafoirs ,une boucle de fouliers. J'ai vu , il n’y a que peude jours , un enfant de deux ans & demi, quiavala un clou long de plus d’un pouce , & dontla tête avoit plus de trois lignes de largeur ;il s’arrêta quelques moments au col, mais il paifapendant qu’on vint me chercher, &r reflbrtit pen-dant la nuit, avec une lélle, fans avoir occalion-né aucun accident. Plus récemment encore, un osentier d’aileron de poulet n’a occafionné qu’unpen de douleur d’eftomac pendant trois ou qua-tre jours.
Quelquefois ces corps relient plus long-temps ,& ne relîbrtent qu’au bout de plufteurs mois, &mêrr.edes années ,fans avoir cependant fait aucunmal ; il y en a qu’on ne revoit tk qu’on ne relientjamais.
§. 411. L’événement n’eft pas toujours aufliheureux , & quelquefois , quoiqu’ils relîbrtentnaturellement , ce n’eft qu’après avoir fait fouf-frir les douleurs les plus vives dans l’eftomac &dans les boyaux. Une fille avala quelques épin-gles , elles lui occafionnerent des douleurs vio-lentes pendant fix ans ; enfin au bout de ce ter-me elle les rendit, & fut guérie. Trois aiguillesoccafionnerent pendant un an des coliques, desévanouillements, des convulfions ; elles rellor-tirent au bout de ce terme par les felles, & lemalade fut guéri.
Un autre, plus heureux, qui en avoit avalédeux , ne fouffrit que fix jours , au bout des-quels il les rendit par les felles.
Il arrive quelquefois que ces corps, après avoirparcouru tous les inteftins , font arrêtés au fon-dement , &: occafionnent de fâcheux accidents,mais auxquels un Chirurgien adroit pentprefquetoujours remédier, S’il eft poffible de les couper,comme dcsosminçes, des mâchoires déposions,