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Tome Second (1766)
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140
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14° Des corps arretés

balle, dans lefpérance quils entraîneront lobf-tacle ; mais ce font des moyens bien f'oibles : &fi on ies fait avaler fans les avoir affujettis à unfil, il eft à craindre que sarrêtant eux-mêmes,ils ne doublent le mal.

Il eft arrivé quelquefois fort heureufement,que les corps quon vouloir pouffer sengageoientdans la bougie , ou dans le poireau dont on fe fer-voit pour les pouffer, & refiortoient avec ; maiscela narrive quaux corps pointus.

(§. 418. Sil eft impolfible de retirer les corpsdu <$. 410, & tous ceux quil eft dangereux da-valer , il faut alors de deux maux choilir le moin-dre, & courir les rifques de les pouffer, plutôtque de laiffer périr horriblement le malade en peude moments. Lon doit dautant moins balancerà prendre ce parti, quun grand nombre dexem-plesprouvent que, sil eft arrivé fouvent de grandsmaux après avoir avalé ces corps , & même unemort cruelle, dautres fois ils nont occafionné quepeu ou point daccidents.

§. 419. Il arrive , quand ces corps ont étéavalés , de quatre chofes lune ; ou i° ils reffortencpar les felles ; ou a 0 ils ne reffortent point, &tuent le malade ; ou 3 0 ils reffortent par les uri-nes ; ou 4 0 ils fe font jour par h peau. Je détail-lerai ces quatre ifîües différentes.

ijj. 410. Quand ils reffortent par les felles , ouils reflortent au bout de peu de temps, fans avoiroccafionné prefque aucun accident, ou cette lortiene fe fait que trop long-temps après, & eft pré-cédée par beaucoup de douleurs. Lon a vu reffor-tir , peu de jours après, fans avoir fouft'ert, unos de jambe de poule , un noyau de pêche , uncouvercle-de boîte de thériaque, des épingles,des aiguilles, des monnoies de toute efpece , unepetite flûte longue de quatre pouces, qui cail-la de vives douleurs pendant ttois jours, & for-