à la Gorge. Ï39
» ment la décoélion d’une once de tabac en» corde ; ce remede procura un vomifiement» violent, qui fit rejetter le corps étranger, qui» alloit caufer la mort du malade. «
§. 416. Un fixieme moyen , que je ne croispoint qu’on ait employé, mais qui pourroitêtretrès-utile dans pluiieurs cas , quand les corpsavalés ne font pas trop durs, & qu’ils font fortgros, ce feroit de fixer un tire - bourre foli-dement à un manche flexible, & à un fil ciré,afin qu’on pût le retirer, fuppofé qu’il quit-tât fon manche ; il feroit aifé, fur-tout fi lecorps n'étoit pas extrêmement bas , d’y plan-ter le tire - bourre , & de le retirer par cemoyen.
L’on a vu une épine fixée dans la gorge, dé-gagée & rejettée en riant.
§. 417. Dans le cas du ($.409, quand il con-vient de pouffer le corps , on emploie ou despoireaux, qui ont l’avantage de fe trouver par-tout , mais qui font fujets à fe caflèr , ou unsbougie huilée & tant foit peu échauffée , afinqu’elle foit flexible, ou une baleine , ou un fil defer, dont onépaiffn dans le moment un des boutsavec du plomb fondu , ce qui eft très-vîte fait.L’on peut employer, avec le même fuccès quel-ques bâtons de bois flexible , comme le bouleau ,le coudrier, le frêne , le faule , une fonde flexi-ble , une baguette de plomb. Tous ces corpsdoivent être très-unis & polis, afin qu’ils n’occa-fionnent point d’irritation ; c’efl: dans cette vuequ J on les enveloppe quelquefois avec un boyau,mince de mouton. L’on attache auffi quelquefoisau bout une éponge , qui, rempliffant tout lecanal, entraîne tous les obftaclcs qu'elle rencontre.-L’on peut encore dans ces cas faire avaler degros corps, comme de la mie ou de la croûtede pain, un navet, une tige de laitue , une
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