138 Des corps armés
façon. Quand il n’y a pas de place pour là fairepalier, parce que le corps remplit tout le canal ,& que ce corps n’elt point accroché, mais feu-lement engagé par la petiteffe du palTage, onintroduit un morceau d’éponge un peu gros dansl’cefophage, jufques près du corps avalé; alorscette éponge fe gonfle , elle dilate le canal endeffus du corps, on la retire un peu , mais très-peu , & le corps étant moins preflé en deffusqu’en deflous, quelquefois le refierrement delàpartie inférieure de l’cefophage peut le faire re-monter, & dès qu’un premier dégagement eftfait, le relie s’opère aifément.
415. Enfin quand tous ces moyens font inu-tiles , il en refie un autre, c’efl: de faire vomirle malade ; mais ce remede ne peut guere êtremile que pour les corps engagés ; car dans lescas où ils feroient accrochés ou plantés, il pour-rcit faire beaucoup de mal.
Si l’on peut avaler, on fait vomir en donnantle remede N° 8 , ou. un remede émétique.,W° 34 ou 3 L’on a dégagé , par ce moyenun os arrêté depuis vingt-quatre heures.
Quand on ne peut pas avaler , on doit effayerfi l’irritation d’une plume promenée dans le fondde la gorge produira cet effet, ce qui n’arriverapas fi le corps comprime fortement tout l’œfo-phage ; alors il n’y a d’autre refTburce quecelle de donner un lavement de tabac. Un hom-me avala un gros morceau de poumon de veau ,qui s’arrêta au milieu de l’oefophage & bouchoitexactement le paffage. ; un Chirurgien effayainutilement un très-grand nombre de moyens ;un fécond voyant leur inutilité , &c le maladex ayant le vifage noir & tuméfié , les yeux ,x pour ainfi dire , hors de la tète , tombantx dans des fyncopes fréquentes, avec des moui-x vements çonvulfifs, il lui. fit donner en lave.-