à la Gorge. tff
pafles l’un dans l’autre,afin d’engager plus sûre-ment le corps , qui entrera dans l’un, s’il échappeà l’autre. Cette efpece d’anneaux a un avantage ,ç’eft que quand on a engagé le corps, on peutalors, en tournant le manche, le ferrer fi for-tement dans l'anneau ainfi tordu , qu’on eft lemaître de le remuer en tout fcns; ce qui eft unavantage très-confidérable dans un grand nom-bre de cas.
$. 414. Un quatrième moyen, c’eft l’éponge.La propriété qu’elle a de fe gonfler en s’humec-tant , fonde fon ufage dans ce cas.
Si un corps eft arrêté, fans remplir toute lacavité de l’œfophage , on fait pafibr une épongepar le vuide qui refte au-delà de ce corps ; ellefe gonfle bientôt dans cet endroit humide, &l’on peut même en hâter le gonflement en fai-fant avaler quelques gouttes d’eau ; alors en laretirant, au moyen du manche qui a fervi àl’introduire , comme elle eft trop grcfie pourreflortir par le même endroit par lequel elleétoit entrée, elle entraîne avec elle le corps quilui fait obftacle, & par-là elle débouche le gofier.
Comme l’éponge feche peut fe refferrer, ona quelquefois profité de ce moyen pour en fairepafièr un morceau affez gros par un fort petitefpace. On la refferre, en l’entourant fortementavec un fil ou un ruban , qu’on peut defferrertrès-aifément, & retirer quand leponge a paffé.On l’afTujettit auffi dans un morceau de baleine,fendu en quatre à un bout, & qui ayant beau-coup de reffort, fe reflèrre fur l’éponge ; on ac-commode la baleine de façon qu’elle ne puiflepas blefier ; l’éponge eft également attachée àun cordon très-fort , afin qu’après l’avoir déga-gée de la baleine, le Chirurgien puiile la re-tirer.
On s'eft encore fervi de l’éponge d’une autre
Tome 11 , At