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Tome Second (1766)
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130
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13 ° Des Noyés.

quil a repris quelque mouvement , il faut la!donner, dans lefpace dune heure , einq ou fixcuillerées à foupe doximel fciilitique , délayéavec de leau tiede ; ou , fi lon navoit pas ceremede, on y fuppléeroit par une forte infufionde chardon bénit, de fauge ou de camomille,adoucie avec du miel ; quand on na rien au-tre , on donne de leau tiede, dans laquelle oamet un peu de fel de cuifine. Quelques perfon-nes recommandent les remedes vomitifs , mais ilsne font pas fans inconvénients, tk ce neft pascomme émétique que je confeille loximel fcii-litique.

7° Quoique les malades donnent quelques li-gnes de vie, il ne faut pas difcontinuer les fe-cours , car quelquefois ils meurent après ces pre-miers mouvements.

8° Lors même quils font entièrement rappellesà la vie , il relie de fopprelTion , de la toux ,de la fievre , en un mot, une maladie ; & ilconvient quelquefois de les faigner au bras , en-luite on leur donne beaucoup de tifane dorge ,ou , fi elle manque , de thé de fureau.

$. 403. Après avoir indiqué les fecours-celfaires & vraiment efficaces , je dirai un motde quelques autres, quon eil en ufage demployertumultuairement.

i° On enveloppe ces infortunés dans des peauxde mouton , ou de veau , ou de chien , quonécorche fur le champ ; ces fecours ont quelque-fois ranimé la chaleur , mais ils font plus lents,& ne font pas plus efficaces que la chaleur dunlit bien échauffé , parfumé de fucre , & que lestrichons avec des flanelles chaudes.

2.0 La méthode de les rouler dans un ton-neau ell dangereufe , & fait perdre un tempsprécieux.

30 Celle de les pendre par les pieds efl auffi