13 ° Des Noyés.
qu’il a repris quelque mouvement , il faut la!donner, dans l’efpace d’une heure , einq ou fixcuillerées à foupe d’oximel fciilitique , délayéavec de l’eau tiede ; ou , fi l’on n’avoit pas ceremede, on y fuppléeroit par une forte infufionde chardon bénit, de fauge ou de camomille,adoucie avec du miel ; quand on n’a rien au-tre , on donne de l’eau tiede, dans laquelle oamet un peu de fel de cuifine. Quelques perfon-nes recommandent les remedes vomitifs , mais ilsne font pas fans inconvénients, tk ce n’eft pascomme émétique que je confeille l’oximel fcii-litique.
7° Quoique les malades donnent quelques li-gnes de vie, il ne faut pas difcontinuer les fe-cours , car quelquefois ils meurent après ces pre-miers mouvements.
8° Lors même qu’ils font entièrement rappellesà la vie , il relie de fopprelTion , de la toux ,de la fievre , en un mot, une maladie ; & ilconvient quelquefois de les faigner au bras , en-luite on leur donne beaucoup de tifane d’orge ,ou , fi elle manque , de thé de fureau.
$. 403. Après avoir indiqué les fecours né-celfaires & vraiment efficaces , je dirai un motde quelques autres, qu’on eil en ufage d’employertumultuairement.
i° On enveloppe ces infortunés dans des peauxde mouton , ou de veau , ou de chien , qu’onécorche fur le champ ; ces fecours ont quelque-fois ranimé la chaleur , mais ils font plus lents,& ne font pas plus efficaces que la chaleur d’unlit bien échauffé , parfumé de fucre , & que lestrichons avec des flanelles chaudes.
2.0 La méthode de les rouler dans un ton-neau ell dangereufe , & fait perdre un tempsprécieux.
30 Celle de les pendre par les pieds efl auffi