Des Noyés. I5L9
g des machines très-commodes , deftihées à cetufage ; mais comme elles lont très-rares , onpeut y fuppléer par plulieurs moyens prompts ;l’un , par lequel on a iauvé une femme, confifle» à introduire dans le fondement le tuyau d’une» pipe allumée ; on enveloppe le fourneau d’un» papier percé de plufieurs trous , on le met» dans la bouche, & on fouffle de toutes fes» forces ; à la cinquième gorgée , on entendit» dans le ventre Je la fïynme un grouillement» conlîdérable ; elle rendit de l’eau par la bou-» che, & un moment après la connoilfance lui» revint. « L’on peut aulli allumer deux pipes .,dont on abouche les fourneaux ; on met le tuyaude l’une dans le fondement, &c on fouffle par ce-lui de l’autre.
L’on peut encore introduire une vapeur quel-conque,en mettant dans le fondement une canule,ou unautre tuyau , qu’on lie fortement à une vef-fie; ceite veffle tient, par fon autre bout ,àun grosentonnoir de fer-blanc , feus lequel brûle le ta-bac. Ce moyen m’a réuffi dans d’autres cas oùle befoin me le fit imaginer.
50 L’on fait fentir au malade les eaux fortesles plus volatiles ; on lui fouffle dans le nez dela poudre de quelqu’herbe forte , feche , com-me de fauge , de romarin , de rue , de men-the , & fur-tout de marjolaine , ou de tabac très-fec, ou la fumée des mêmes herbes. Il convientau refte de n’employer ces derniers fecoursqu’après la fàignée ; ils font alors plus efficaces& plus fûrs.
6 ° Tant que le malade na aucun figne de vie ,il n’avalera pas, & il eft inutile & même dan-gereux de lui mettre dans la bouche beaucoup deliquides , qui ne pourroient qu’entretenir la fufîo-cation ; il fuffit d’y mettre quelques gouttes dequelque liqueur irritante qui ranime. Mais dès.