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Tome Second (1766)
Entstehung
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129
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Des Noyés. I5L9

g des machines très-commodes , deftihées à cetufage ; mais comme elles lont très-rares , onpeut y fuppléer par plulieurs moyens prompts ;lun , par lequel on a iauvé une femme, confifle» à introduire dans le fondement le tuyau dune» pipe allumée ; on enveloppe le fourneau dun» papier percé de plufieurs trous , on le met» dans la bouche, & on fouffle de toutes fes» forces ; à la cinquième gorgée , on entendit» dans le ventre Je la fïynme un grouillement» conlîdérable ; elle rendit de leau par la bou-» che, & un moment après la connoilfance lui» revint. « Lon peut aulli allumer deux pipes .,dont on abouche les fourneaux ; on met le tuyaude lune dans le fondement, &c on fouffle par ce-lui de lautre.

Lon peut encore introduire une vapeur quel-conque,en mettant dans le fondement une canule,ou unautre tuyau , quon lie fortement à une vef-fie; ceite veffle tient, par fon autre bout ,àun grosentonnoir de fer-blanc , feus lequel brûle le ta-bac. Ce moyen ma réuffi dans dautres casle befoin me le fit imaginer.

50 Lon fait fentir au malade les eaux fortesles plus volatiles ; on lui fouffle dans le nez dela poudre de quelquherbe forte , feche , com-me de fauge , de romarin , de rue , de men-the , & fur-tout de marjolaine , ou de tabac très-fec, ou la fumée des mêmes herbes. Il convientau refte de nemployer ces derniers fecoursquaprès la fàignée ; ils font alors plus efficaces& plus fûrs.

6 ° Tant que le malade na aucun figne de vie ,il navalera pas, & il eft inutile & même dan-gereux de lui mettre dans la bouche beaucoup deliquides , qui ne pourroient quentretenir la fufîo-cation ; il fuffit dy mettre quelques gouttes dequelque liqueur irritante qui ranime. Mais dès.