des Enfants, ïîj
qu’il eft polïïble , dès qu’ils ont quelqnes femai-nes , car les premiers jours de leur vie pa-roiflènt confacrés , par la nature , à un reposprefque total , & à un fommeil qui n’eft inter-rompu que par le befoin de prendre des ali-ments ; & le trop de mouvement pourroit avoir ,dans cet âge ü tendre , des fuites funeftes ; maisdès que les organes ont pris un peu de conhftan-ce , plus on leur donne de mouvement, moyen-nant qu’on ne prenne rien fur les temps de leurfommeil , qui doit encore être très-long , pluson leur fait de bien , & en allant par degrés ,on les accoutume très-vîte , & fans danger , àdes exercices affez forts ; celui qu’ils prennentdans des chars , ou par le moyen de quelques au-tres machines deftinées à leur ufage, leur eftplus falutaire que celui qu’ils prennent au bras ,parce qu’ils font dans une meilleure attitude ,& en été on les échauffé moins , ce qui eft im-portant , la chaleur & la lueur étant des caufesde nouûre.
§. 399. 4° L’on doit les faire vivre au grandair le plus qu’il eft poffible.
Si les enfants ont le malheur d’avoir été né-gligés , & qu’ils paroiffent foibles , maigres ,languiffants , obftrués, noués ( ce qu’on appellerachitiques , ou être en chartres ) ces quatre fecoursles tirent fouvent de cet état , moyennant qu’onn’attende pas trop tard.
402. 5 0 S’ils ont quelque écoulement na*turcl par la peau , ce qui eu très-lréquent, ouquelque éruption , comme dartres , croûtes delait , rache , &c. il faut bien fe garder de lesarrêter par quelques remedes gras ou aftringents.11 n’v a point d’années qa’on ne voie plufieursenfants que des imprudences de ce genre ruent ,ou jettent dans les maux de langueur- les plussruels.
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