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Tome Second (1766)
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127
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des. Enfants. -7

Lon â trouvé quelquefois de leau danslefto-mae des noyés, le plus fouvent il ny en a point ;dailleurs la plus grande quantité quon y en aitjamais trouvé , nexcede pas ce quon peut enboire fans sincommoder ; ainfi ce neft point-la caufe de la mort : il neft pas même aifé dedire comment ils peuvent avaler cette eau. Cequi les tue , ceft la fuftocation par le défautd'air , & leau qui paffe dans le poumon , & quiy eft portée dans les mouvements quils fontné-ceiTairement & involontairement pour refpirer ,après quils font fous leau ; car il nentre ab-folument point deau dans leftomac , ou dans lepoumon de ceux quon met fous leau après leurmort ; ce qui fert à fonder un jugement dansplufieurs cas criminels. Cette eau , intimementmêlée avec lair qui eft dans le poumon , formeune écume vifqueufe , fans reflort, qui empêcheabfolument les fondions du poumon ; & par- ,non-feulement le malade eft fuffoqué , mais deplus, le fang ne pouvant pas revenir de la tête ,les vaiffeaux du cerveau fe remplirent, & lapo-plexie fe joint à la fuffocation. Cette fécondé cau-fe , ceft-à-dire leau qui entre dans le poumon ,neft pas générale, & lon trouve plufieurs noyésdans lefquels elle ne paroît pas avoir exifté. ( I )§ 402. Le but quon doit avoir, ceft de-

( 1 ) Louverture de plus de trente cadavres de noyés,nous a appris quil entroic rarement de leau dans lcfto-mac , & que cctoic alors en li petite quantité , quellepourrait à peine être nuilîble. Mais nous navon jamaistrouvé de leau dans les poumons. La fupprefïîon du mou-vement de ce vifeere par le défaut dair, eft la caufe delinterruption de la circulation & du cours du fluide ner-veux , qui caufent la mort. Ranimer la refpiration , ré-chauffer tout le corps, irriter toutes les parties pour les met-tre en action , font les indications quon remplira tres-bienpat les moyens fuiyants,

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