des. Enfants. IÎ -7
L’on â trouvé quelquefois de l’eau dansl’efto-mae des noyés, le plus fouvent il n’y en a point ;d’ailleurs la plus grande quantité qu’on y en aitjamais trouvé , n’excede pas ce qu’on peut enboire fans s’incommoder ; ainfi ce n’eft point-làla caufe de la mort : il n’eft pas même aifé dedire comment ils peuvent avaler cette eau. Cequi les tue , c’eft la fuftocation par le défautd'air , & l’eau qui paffe dans le poumon , & quiy eft portée dans les mouvements qu’ils fontné-ceiTairement & involontairement pour refpirer ,après qu’ils font fous l’eau ; car il n’entre ab-folument point d’eau dans l’eftomac , ou dans lepoumon de ceux qu’on met fous l’eau après leurmort ; ce qui fert à fonder un jugement dansplufieurs cas criminels. Cette eau , intimementmêlée avec l’air qui eft dans le poumon , formeune écume vifqueufe , fans reflort, qui empêcheabfolument les fondions du poumon ; & par-là ,non-feulement le malade eft fuffoqué , mais deplus, le fang ne pouvant pas revenir de la tête ,les vaiffeaux du cerveau fe remplirent, & l’apo-plexie fe joint à la fuffocation. Cette fécondé cau-fe , c’eft-à-dire l’eau qui entre dans le poumon ,n’eft pas générale, & l’on trouve plufieurs noyésdans lefquels elle ne paroît pas avoir exifté. ( I )§■ 402. Le but qu’on doit avoir, c’eft de dé-
( 1 ) L’ouverture de plus de trente cadavres de noyés,nous a appris qu’il entroic rarement de l’eau dans l’cfto-mac , & que c’ctoic alors en li petite quantité , qu’ellepourrait à peine être nuilîble. Mais nous n’avon jamaistrouvé de l’eau dans les poumons. La fupprefïîon du mou-vement de ce vifeere par le défaut d’air, eft la caufe del’interruption de la circulation & du cours du fluide ner-veux , qui caufent la mort. Ranimer la refpiration , ré-chauffer tout le corps, irriter toutes les parties pour les met-tre en action , font les indications qu’on remplira tres-bienpat les moyens fuiyants,
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