Ï 14 Maladies
permettre des mélanges naifibles en eux-mêmes,& fur-tout pour des organes encore foibles &délicats.
Il faut , dit - on , accoutumer leur eftomac àtout , mais ce dit - on eft une fottife ; il fautleur faire l’eftomac bon , alors ils lupporteronttout, & on ne le rend point bon en leur cau-Jànt de fréquentes indigeflions. Pour rendre unpoulain robufte, on le laiiTe quatre ans fans enexiger aucun travail , & alors il eft capable desplus pénibles , fans en être incommodé. Sipour l’accoutumer à la fatigue, on l’avoit dèsla naiftànce obligé à porter des fardeaux au-deftiis de fes forces, il n’auroit jamais été qu’unerofle incapable d’aucun travail ; c’eft l’hiftoire del’eftomac.
J’ajouterai ici une obfervation très-importante;c’eft que le travail précoce, auquel l’enfant dupayfan eft aftreint, eft un mal réel pour le pays.Par-là même que les familles font moins nom-breufes, &c que plufieurs enfants font tirés très-jeunes de la maifon paternelle , ceux qui reftentlont obligés de travailler , & même à des ouvra-ges pénibles , dans un âge où ils ne devroientêtre occupés que des jeux de l’enfance. Ils s’ufentavant l’âge, ils n’acquierent jamais toutes leursforces , ils ne font point leur crue , & l’on voitréunies des phyfionomies de vingt ans & destailles de douze ou treize ; fouvent même ils fuc-combent à ces travaux forcés, ils tombent dansune efpece de confomption & de defléchementqui les tue.
$. 397. 1° C’eft une répétition du confeil quej’ai déjà donné , & fur lequel je crois ne pouvoirtrop infifter ; il faut les laver , ou les baigner àl’eau fx-oide.
398. 3 0 Leur donner le plus de mouvement