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Tome Second (1766)
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119
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d:s Enfants. Tl J

réglée, & que cette époque produifç un déran-gement fenfible dans la fanté ; foit enfin quellefoit malade : dans tous ces cas le lait fe gâte &jette Tentant dans des accidents violents , quiquelquefois le tuent promptement.

Lon y remédie , i° En le privant de ce laitgâté , jufquà ce que la nourrice foit remife dansTon état de fanté oc de tranquillité, dont on hâtele retour par quelques lavements, des calmants,une entière privation de ce qui lui a fait dumal, & en faifant tirer exactement tout le laitqui a fouffert.

a 0 En donnant à lenfant même quelques lave-ments , en lui faifant boire beaucoup deau detilleul, en ne le nourriffant, pendant un jour oudeux , que de panades ou dautres fbupes fans lait.

3° En le purgeant , fi ces premiers fecours nefuffifentpas, avec une once ou une once & demiede firop de chicorée compofé , ou autant demanne. Ces médecines douces entraînent les ref-tes de ce lait empoifonné , & diffipent les défor-dres quil occafionnoit.

393. Une troilieme caufe qui produit auflîdes convulfions, ce font les maladies fiévreufesdont les enfants font attaqués, fur-tout la petite-vérole ou la rougeole ; mais ordinairement ellesne demandent point dautres fecours que ceuxquexige la maladie dont elles dépendent.

$ 394. Lon voit par tout ce chapitre , & ileft important quon y fafle beaucoup dattention,que les convulfions font ordinairement un fymp-tome de quelquautre maladie , plutôt quunemaladie primitive ; quelles dépendent dun grandnombre de caufes différentes ; quil ne peut paspar- même y avoir de remede général pour lesarrêter , Sc que les feuls remedes convenablesdans chaque cas font ceux qui conviennent à la