ISO Maladies
caufe qui les produit , & que j’ai indiqués en
parlant de chacune.
La plupart de ces prétendus fpécifiques, qu’onemploie indiftinélcment & aveuglément dans tou-tes les convulfions , font fouvent inutiles , &C leplus fouvent nuifibles. De ce dernier genre font :
i & Tous les remedes âcres & chauds , les li-queurs fpiritueufes , l’huile d’ambre ou d’agathe,les autres eflènces, les fels volatils , & antres re-mèdes de cette efpece , qui par la violence de leuracîrion fur tes organes fenfibles des enfants , fontplus propres à produire des convulfions qu’à lesCalmer.
oTLes remedes aftringents , qui nuifent tou-tes Tes fois que la caufe des convulfions dé-pend de quelque matière âcre qui doit fortir ducorps par les Telles , ou qu’elles font l'effet d’uneffort de la nature pour opérer quelque crife ; &comme elles dépendent preique toujours de l’une& de l’autre de ces deux’caufes , on voit que lesaiTringents ne conviennent prefqne jamais. Il ya d’ailleurs toujours du danger à en donner aux 1enfants fins un examen bien mûr , parce qu’ilsleur caufent fouvent des obflructions.
3° L’ufige précoce , trop confidérable , tropcontinué ou mai indiqué des anodins , tels quela thériaque, le mithridate , le firop de pavot,(&C il elî très—aile de donner contre quelqu'un-de ces écueils, ) a auïïi les fuites les plus fâcheu-ses dans les convulfions, & ils nuifent au moinsaux neuf dixièmes de ceux auxquels on les or-donne. Ils calment , il efi vrai , affer fréquem-ment pour quelques moments , quelquefois quel-ques heures ; mais le mal ne revient que plusviolemment enfuite , parce qu’ils ont augmentétoutes les caufës qui le prodnifoient ; ils détrui-sent l’dlomaç j ils confiipent 3 ils- diminuent les
urines 3