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Tome Second (1766)
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120
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ISO Maladies

caufe qui les produit , & que jai indiqués en

parlant de chacune.

La plupart de ces prétendus fpécifiques, quonemploie indiftinélcment & aveuglément dans tou-tes les convulfions , font fouvent inutiles , &C leplus fouvent nuifibles. De ce dernier genre font :

i & Tous les remedes âcres & chauds , les li-queurs fpiritueufes , lhuile dambre ou dagathe,les autres eflènces, les fels volatils , & antres re-mèdes de cette efpece , qui par la violence de leuracîrion fur tes organes fenfibles des enfants , fontplus propres à produire des convulfions quà lesCalmer.

oTLes remedes aftringents , qui nuifent tou-tes Tes fois que la caufe des convulfions dé-pend de quelque matière âcre qui doit fortir ducorps par les Telles , ou quelles font l'effet duneffort de la nature pour opérer quelque crife ; &comme elles dépendent preique toujours de lune& de lautre de ces deuxcaufes , on voit que lesaiTringents ne conviennent prefqne jamais. Il ya dailleurs toujours du danger à en donner aux 1enfants fins un examen bien mûr , parce quilsleur caufent fouvent des obflructions.

3° Lufige précoce , trop confidérable , tropcontinué ou mai indiqué des anodins , tels quela thériaque, le mithridate , le firop de pavot,(&C il elî trèsaile de donner contre quelqu'un-de ces écueils, ) a auïïi les fuites les plus fâcheu-ses dans les convulfions, & ils nuifent au moinsaux neuf dixièmes de ceux auxquels on les or-donne. Ils calment , il efi vrai , affer fréquem-ment pour quelques moments , quelquefois quel-ques heures ; mais le mal ne revient que plusviolemment enfuite , parce quils ont augmentétoutes les caufës qui le prodnifoient ; ils détrui-sent ldlomaç j ils confiipent 3 ils- diminuent les

urines 3