112 Maladies
Le premier avantage de cette méthode , c’efl,comme je l’ai dit, d’er.tretenir !a tranfpiration, &cde rendre moins fenfible aux impreiïions de l’air;niais de ce premier avantage il en réfulte qu’onles préferve d’un grand nopibre de maux , fur-tout de la nouûre, des obflruclions , des maladiesde la peau & des convulfions, & on leur aflürcune fanté ferme < 5 c rubufte.
(§. 385. Mais il ne faut pas détruire le bienqu’on leur fait en les lavant, par la mauvaifehabitude de les tenir trop au chaud ; il n’y ena point de plus pernicieufe & qui tue plus d'en-fants ; il faut les accoutumer à être très-peu ha-billés , tant le jour que la nuit ; à avoir fur-toutla tête très-peu couverte, & point du tout pen-dant le jour, depuis l’âge de deux ans ; éviterqu’ils ne foient dans des chambres trop chaudes,& les faire vivre au grand air, foit l’été, foit l’hi-ver , le plu^qu’il cft poflible. Les enfants élevésau chaud font fou vent enrhumés, foibles, pâles,languiflants, bouffis, trifles , tombent dans lanouûre , la confomption , toutes fortes de lan-gueurs , & meurent dans l'enfance , ou viventmiférables, &c. Ceux qu’on lave à l’eau froide &qu’on éleve au grand air, font l’oppofé.
386. Je crois devoir ajouter que l’enfancen’eft pas le feul période de la vie dans lequelles bains froids foient utiles. Je les ai employésavec un fùccès marqué pour des perfonnes detout âge , même pour des feptuagénaircs ;ilÿ a deux efpeces de maladies plus fréquentes, ilefl: vrai, à la ville qu’à la campagne , dans lef-ciuelles ils réuffiffent très-bien, c’efb dans les foi-bleffes de nerfs, & quand la tranfpiration fe faitmal, qu’on craint l'air , qu’on eft fluxionnaire ,foible , languiffant. Le bain froid rétablit la tranf-piration , redonne de la force aux nerfs, & dif-îipe par-là tous les dérangements que ces deux
çaufes