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Tome Second (1766)
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101
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Les Couches. Tôt

«otites les trois heures , & de ieau panée autantque le malade en veut.

On dtjnne de quatre en quatre heures un lave*ment avec une décoction de mauve & un peudhuile ; dans lintervalle on fait mettre fur uneétuve , ceft-à-dire fur un bailin , ou fur unechaife percée, dans lequel il y a de leau chaude ;lon frotte le paflage avec un peu de beurre, &Clon tient fur le ventre des fomentations deauchaude , qui font les plus efficaces.

En fuivantcette route, non-feulement les fa-ges-femmes ne font point de mal , mais elleslaiffent à la nature le temps de faire du bien ;un grand nombre daccouchements qui paroif-foient difficiles fe terminent heureufement , &lon a au moins le temps daller chercher des fe-cours. Dailleurs les fuites de couches font heu-reufes ; au lieu quen fuivant la méthode échauf>fanre , lors même que laccouchement eft fait ,la mere & lenfant ont li cruellement fouffertquils périffent fouvent lun & lantre.

J. 368. Je fais que ces moyens font infuffifantslorfque la fituation de lenfant, eft mauvaife ,ou qu'il y a quelque vice de conformation chezla mere ; mais au moins ils empêchent laug-mentation du ma!, & , comme je lai dit, laiffentle temps de recourir aux Chirurgiens - Accou-cheurs , ou à quelques fages-femmes un peu moinsmal inftruites.

Je réitéré encore que les fages-femmes doiventbien fe garder de preffer les femmes à faire desefforts qui leur font un mal infini , ôc qui peu-vent rendre fâcheux laccouchemont, qui, avecun peu de patience , eût été le plus heureux ; âcjinfiffedautant plus volontiers fur ce danger de*efforts précipités, & fur la néceflité de la patien-ce, que cette pratique fâçheufe eft prefque ge-nerale dans ce pays.