102 ^ . Des Suites
L’on craint la foibleffe dans laquelle les rBe-Jades paroiiLent être , on imagine qu’elles n’au-ront pas la force d’accoucher , & c’eft la raifor»dont on s’autorife pour leur donner des cor-diaux ; niais cette railon eft chimérique ; l’onne perd pas fi promptement les forces ; les dou-leurs légères abattent , mais à mefure qu’ellesaugmentent, les forces fe relevent ; elles ne man-quent jamais quand il n ’y a point d’accideirretranger , & l’on doit être perfuadé que , darfs«ne femme faine & bien portante , ce n’eft j*»maisja .foibleffe qui empêche l’accouchement
Suites de Couches.
5- 3 ^ 9 - tes fuites de couches les plus fréquen-ces dans les Campatznes lont,i° les pertes de fangexceflives. io L’inflammation de matrice. 3® Lafuppreffion fubite des lochies, c’eft le nom qu’ondonne à la perte qui fait ordinairement la cou-che. 4° Les ravages du lait.
Les pertes trop abondantes doivent être trai^-tées par les moyens indiqués $. 365 ; & fi la per-te eft exceffxve , l’on applique fur le ventre , le»reins , les cuiffes , des linges trempés dans unmélange de parties égales d’eau & de vinaigre,qu’on change dès qu’ils commencent à être fecs,& qu’on quitte dès que la perte commence à di*minuer.
($. 370. L’inflammation de matrice femanifertapar les douleurs dans tout le bas du ventre , latenfion de tout le ventre , l’augmentation desdouleurs quand on le touche , une efpece de ta-che rouge qui monteau milieu du ventre jufqu’aunombril, & qui, quand le mal empire , devientnoire , ce qui efl toujours mortel ;unc foiblefliiétonnante , le vifage prodigieufement changé ,un léger délire , une fievre continue avec un