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Tome Second (1766)
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IOO Les Couches.

chauJes, que lon donne d :s que laccouchementeîh pénible ou lent , comme caftor, teinture decaftor , fafran , fauge , rue , fabine , huile dam-bre , vin , thériaque, vin brûlé avec des aroma»tes ; café , eau-de-vie , eau danis, de noix , defenouil & autres liqueurs. Toutes ces choies font dovrais poifons, qui, bien loin de hâter laccoüche-ment, le rendent plus difficile, en enflammant& la matrice, qui ne peut plus fe contracter , &les parties qui fervent de palîàge , qui par- mê-me fe gonflent, retrécilfent les voies, &c ne peu-vent plus prêter, (t) Dautres fois ces poifonschauds produifeut une hémorragie qui tue enpeu dheures.

Ç. 367. Lon fauveroit un grand nombre demeres & denfants, par une méthode directementcontraire. Dès quune femme, bien portante avantles couches , robufte , bien faite , fe trouveroiten travail, Sc que la travail paroîtroit doulou-reux & difficile, bien-loin de lencourager à desefforts précoces, qui perdent tout, 8 c de les ai-der par les remedes deftruftifs dont je viens deparler , il faut lui ordonner une faignée du bras ,qui préviendra lengorgement 8 c linflammation ,calmera les douleurs, relâchera les parties , &difnofera tout favorablement, (a)

Lon ne doit donner dautre nourriture , pen-dant le temps du travail, quun peu de panade

(1 ) On ne doit employer les cordiaux , les échauffantsqu: dans les g andes- foibîcfles fans fievre , & encoredoit - on toujours commencer par ^ es doux, teis quele vin vieux avec du lucre, les rôties au fuçre , ôc fem*'fclabies.

( 2. ) Ce confeil n'a lieu que lorfque la femme pléthoriqueêc vive annonce par fon pouls , par les couleurs , queJVngorgement des vaiil'eaux fanguins produit une tenlron ,des douleurs trop grandes , ôc lait craindre une perte defaag trop conJuiérabic,