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Tome Second (1766)
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70
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7° TrouJJe-galant.

ce cas. Lon emploie avec iuccès le petit-lait ; &,dans les endroits lon peut en avoir , le pe-tit lait de beurre ( la battue) la meilleure detoutes les boitions. Mais quel que foit celui deces remedes quon préférera , il faut néceflaire-ment en donner une grande quantité ; ( I ) &les lavements doivent être appliqués de deux endeux heures.

1° Si le malade étoit robufte & fanguin, quele pouls fût fort dans les commencements, & lesdouleurs extrêmement violentes , une ou deuxfaignées faites dabord , diminuent la violence dumal , & donnent plus de loifir pour les autresremedes. Jai vu les vomillements finir prefquen-tiérement après la première faignée.

La furie du mal s'arrête un peu au bout de cinqou fix heures ; mais il ne faut point, pendant cecalme , fe relâcher pour les remedes , car il re-vient bientôt après avec beaucoup de force , &ce retour ne change rien au traitement.

3 ° Ordinairement le bain tiede foulage pen-dant quon eit dedans ; mais les douleurs revien-nent louvent bientôt apres quon en eft forti, cequi neft point une raifonpour le négliger ; dau-tant plus que quelquefois il procure un foulage-mentplus long, On doit y tenir le malade long-temps , (i) & profiter de ce temps pour lui faire

(i) On délaiera, on corrigera cette bile âcre, alicaief-cente , on modérera le vonrilfement, la foit & la féche-refle de la bouche, par des boiffons acidulées , avec le fucde citron, doranges, de grenade, lefptit de nître dulci-fié, la liqueur minérale anodine dHoffman , lciprit de vi-triol , ou le vinaigre,

( i ) Jtifquà ce que les douleurs forent calmées, fans at-tendre que la défaillance furvicnne , il vaut mieux être dansle cas dy revenir, que de repentir dy avoir trop retenufie affoibli le malade.

Les bains ne font point fans danger, fur-toat dans les

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