7° TrouJJe-galant.
ce cas. L’on emploie avec iuccès le petit-lait ; &,dans les endroits où l’on peut en avoir , le pe-tit lait de beurre ( la battue) eü la meilleure detoutes les boitions. Mais quel que foit celui deces remedes qu’on préférera , il faut néceflaire-ment en donner une grande quantité ; ( I ) &les lavements doivent être appliqués de deux endeux heures.
1° Si le malade étoit robufte & fanguin, quele pouls fût fort dans les commencements, & lesdouleurs extrêmement violentes , une ou deuxfaignées faites d’abord , diminuent la violence dumal , & donnent plus de loifir pour les autresremedes. J’ai vu les vomillements finir prefqu’en-tiérement après la première faignée.
La furie du mal s'arrête un peu au bout de cinqou fix heures ; mais il ne faut point, pendant cecalme , fe relâcher pour les remedes , car il re-vient bientôt après avec beaucoup de force , &ce retour ne change rien au traitement.
3 ° Ordinairement le bain tiede foulage pen-dant qu’on eit dedans ; mais les douleurs revien-nent louvent bientôt apres qu’on en eft forti, cequi n’eft point une raifonpour le négliger ; d’au-tant plus que quelquefois il procure un foulage-mentplus long, On doit y tenir le malade long-temps , (i) & profiter de ce temps pour lui faire
(i) On délaiera, on corrigera cette bile âcre, alicaief-cente , on modérera le vonrilfement, la foit & la féche-refle de la bouche, par des boiffons acidulées , avec le fucde citron, d’oranges, de grenade, l’efptit de nître dulci-fié, la liqueur minérale anodine d’Hoffman , l’ciprit de vi-triol , ou le vinaigre,
( i ) Jtifqu’à ce que les douleurs forent calmées, fans at-tendre que la défaillance furvicnne , il vaut mieux être dansle cas d’y revenir, que de lé repentir d’y avoir trop retenufie affoibli le malade.
Les bains ne font point fans danger, fur-toat dans les
Si