6 o Coliques.
Après les évacuations abondantes 5 c la ceflà*tion des douleurs , il refte fouvent à la boucheun goût d’œufs pourris qu’on dilTipe en donnantquelques prifes de la poudre N® 24 , & beaucoupd’eau fraîche. ( 1 )
L’eflentiel c’eft de ne prendre aucune nourri-ture qu’on ne foit parfaitement bien.
$. 307. L’on a la fureur de donner d’abord dela confection , de la thériaque , de l’eau d’anis ,de celle de genievre, du vin rouge, pour arrêterles évacuations , mais il n’y a pas de pratiqueplus fùnefte ; ( 2 ) ces évacuations font la feulechofe qui peut guérir le malade ; les arrêter ,c’eft ôter la planche à celui qui fe noie ;& fi l’onréuflit , on le jette dans quelque fievre putrideou dans quelque maladie ae langueur , à moinsque la nature plus fage ne furmonte les obftaclesqu’on lui oppofe, & ne renouvelle les évacuationsau bout de quelques jours.
$• 308. Quelquefois l’on a une indigeftion fansdouleurs de colique bien fenfibles, mais avec deviolents efforts pour vomir , une angoifle inex-primable , des défaillances , des Tueurs froides ;fouvent même le mal ne s’annonce que par unedéfaillance qui faifit le malade tout-à-coup ; ilperd l’ufage de tous fes fens-; le vifage eft pâle ,défait ; il a quelques hoquets plutôt que des ef-forts pour vomir , ce qui joint à la petitefie dupouls , à ce que la refpiration n’eft pas embar-raflee , à ce que le mal a attaqué après un repas,à ce que l’on fent l’eftomac tendu , fait diftinguer
(1) Si la crème de tartre paroît pefer fur l’eftomac, onlui fuhftituera le purgatif Numéro n.
( 1 ) Tous ces ftomachiques coidiaux ne conviennentque dans le- cas où la colique produit des défaillances,&: îorique la caufe matciielle a été évacuée. Ils peuventmeme a. ors devenu néccflaires pour rétablir les forces del’eftomac.