Coliques. 59
ou par des mélanges nuisibles , comme des ai-gres & du lût, ou par des aliments mal-fains eneux-mêmes ou mal-conditionnés.
On connoît cette efpece par ce qui a précédé ,par des douleurs qui font accompagnées de beau-coup de mal-aife , qui viennent peu à peu , quine font pas aufli fixes que dans les efpeces pré-cédentes , qbi font Ikns fievre, fans chaleur , fansaltération , mais accompagnées de tournoiementsde tête, d’efforts pour vomir , de pâleur p'utôtque de rougeur.
306. Elles ne font jamais dangerenfes , àmoins qu’on ne les rende telles par des foins malentendus ; il n’y a qu’une feule chofe à faire ,c’eft d’aider les évacuations par beaucoup de boifi-fon tiede ; il y en a plufieurs également bonnes ,comme l’eau tiede , ou pure , ou un peu fucrée ,ou un peu falée, du the de camomille peu char-gé , celui de fureau , du thé ordinaire , de la mé-liffe, ilimporte peu quelles, pourvu qu’on boivebeaucoup. Alors les matières s’évacuent , ou parles vomiffements, ou par une diarrhée abondan-te ; & plus ces évacuations font promptes & co-pieufes, plutôt le malade eft foulage.
Si le ventre eft fort rempli & qu’il ne fe faffepas de débouchement , il faut donner des lave-ments avec de l’eau tiede & du fel.
L’on aide auffi le dégagement des matières enfaifknt frotter fortement le ventre avec des lingeschauds.
Quelquefois les matières nuifent moins parleur quantité que par leur qualité ; alors le malfe diftipc fans évacuation , quand cette matièreirritante eft noyée dans beaucoup d’eau. Si lesdouleurs commencent par l’eftomac, elles devien-nent moins vives, & le malade eft moins angoif-fé, dès que les matières ont palîc dans les boyaux,qui font moins fenffoles.