Coîiqnts. ÿ 7
Je pouls , quoique vite, n efl ni fort ni fort dur ;le ventre n’eft ni tendu ni brûlant, comme dansla colique précédente ; les urines coulent mieux,& font moins rouges ; h chaleur intérieure de lafoif font affez prenantes ; la bouche eft amere ;les vomiiTements ou la diarrhée , quand l’un oul’autre exifte , évacuent des matières jaunes ;fouvent la tête tourne.
303. On la guérit, i° par des lavements depetit-lait & de miel, ou fi l’on n’a pas du petit-lait, par celui N° 5;
1° En faifant boire de grandes quantités de cemême petit-lait, ou d’une tifane faite avec la ra-cine de chiendent oa gramen , & un peu de jujde citron , qu’on remplacera, fi l’on n’en a point,par un peu de vinaigre & de miel/ ( 1 )
3 0 En donnant d'heure en heure une taflê duremede No 3a , ou , fi on ne peut pas fe le procu-rer, une demi-dragme de crème de tartre , auxmêmes diftances.
4 0 Les fomentations d’eau tiede & le demi-bain ( a ) font aufli très favorables.
5 0 Si dans un fujet fort & robufle les dou- ,leurs étoient aiguës & le pouls fort & tendu , ilfaudrait faigner pour prévenir l’inflammation.'
3 6 0 L’on ne donnera ae nourriture que quelquesbouillons d herbes , fur-tout d’ofeille.
( i ) L'eau cîe poulet peut tenir lieu de toute iutfetifane.
(i) Dans les maladies avec matière putiide , tellesque font les coliques bilieufes décrites , les demi-bainsnous paroifl’ent dangereux , par le trop grand relâchementqu’ils peuvent procurer , & le retour dans le fang de îabile corrompue , qui cft dépofée dans les inteftins ou dansl’eftomac » auquel ils peuvent donner lieu, .la douleurn’exige par elle-même , comme douleur , des remedes ,que dans les cas où elle devient trop vive 5 iî elle eft' modelée , elle ferc à exciter la nature à l’évacuation decette bile , qui par Ton acrimonie diffère peu des poi-