Coliques.
té ou fquirrhe, qui occaflonneroit les maux chroniques les plus fâcheux-.
$• 301. L'inflammation des inteflins & de Fef*tomac peut dégénérer en abcès, comme celle detoutes les autres parties, & l’on doit croire qu’ils’en forme un quand la violence des douleursdiminue ; mais qu’il refie une douleur Lourde.,un mai-aife général , peu d'appétit, des friffonsfréquents , & que le malade ne reprend pas fesforces. L’on ne doit donner dans ce cas que lesboitions indiquées dans ce chapitre , ( I ) <kquelques bouillons farineux.
La rupture de l’abcès efl quelquefois marquéepar une petite défaillance , fuivie d’une cefiationde pefânteur dans la partie où on la rellentoit ,ÔC quand le pus s’épanche dans l’inteflin , le ma-lade a quelquefois des envies de vomir, des ver-tiges , & le pus paroit dans les premières Telles.Il refie alors un ulcéré dans l’intérieur du boyau ,qui négligé ou mal traité, peut conduire à unefievre lente 8 c à la mort , 8 c que j’ai guéri enfaifant vivre uniquement de lait écrémé , coupéavec un tiers d’eau , 8 c en donnant de deux joursl’un , un lavement avec parties égales d’eau 8 c délait, & un peu de miel. *
Quand l’abcès creve en dehors de l’inteflin ■*,ÔC que le pus s’épanche dans le ventre , c’efl uncas très-grave , qui demande des fecours que jene puis pas détailler ici.
Colique bilieufe.
301. La colique bilieufe fe manifefle par desdouleurs très-aiguës, mais elle efl allez rarementaccompagnée de fievre , à moins qu’elle n’ait dé-jà duré un jour ou deux. Lors même qu’il y en a ,
(1) Sur-tout le petit lait.