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res, par des travaux forets, une grande chaleur,des aliments ou des boitions échauffantes , &(ç.lbuvent aulft elle et! la fuite des autres coliquesmal traitées , qui n’auroient point été inflamma-toires, mais qui le deviennent, & j’ai vu plufieursfois ces coliques naître après lesremedes chauds ;( voyez-en un exemple 164. )
300. Dix jours après que j’eus guéri ungfemme d’une colique allez forte , les douleursrevinrent violemment dans la nuit ; elle crutqu’elle? n’étoient occafionnée? que par des vents,«elle efpéra de les appailèr par beaucoup d’eaude noix, qui , bien-loin de produire cet effet ,les rendit plus atroces ; elles devinrent inouies ,&c’eft ce qui devoit néceffairement arriver ; elleme demanda de grand matin ; le pouls étoit fort,yîte , dur ; le ventre tendu ; les reins fouftroienrbeaucoup 3 les urines étoient prefque entièrementfupprimees , elle n’en rendoit que quelques gout-tes qui étoient ardentes, avec des douleurs très-fortes ; elle alloit très-fouvent fur la chaife ,prefque pour rien ; l’angoiffe , la chaleur , l’airtération , la féchereffe de la langue étoient ef-frayantes , & fon état qui étoit l’effet de la li-queur quelle avoit pris , me fit craindre pourelle. Une faignée de quatorze onces calma unpou toutes les douleurs ; elle prit plufieurs lave-ments , & elle but quelques pots d’orgeat enpeu d’heures. Ces fecours adoucirent un peu lemai ; en continuant la boiffon & les lavements ,la diarrhée diminua ; le mal de reins finit, & ilvint beaucoup d’urines , qui fe troublèrent, dé-poferent , & elle guérit : mais je fuis perfuadéque fi la faignée avoit été faite deux heures plustard, l’eau de noix lui auroit coûté la vie. Pen-dant que le mal dure , il ne faut donner aucunaliment, &c l’on ne doit jamais négliger les reftesde douleurs, crainte qu'il ne fe forme une dure-
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