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Tome Second (1766)
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55
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Colrqutî. 5^

res, par des travaux forets, une grande chaleur,des aliments ou des boitions échauffantes , &(ç.lbuvent aulft elle et! la fuite des autres coliquesmal traitées , qui nauroient point été inflamma-toires, mais qui le deviennent, & jai vu plufieursfois ces coliques naître après lesremedes chauds ;( voyez-en un exemple 164. )

300. Dix jours après que jeus guéri ungfemme dune colique allez forte , les douleursrevinrent violemment dans la nuit ; elle crutquelle? nétoient occafionnée? que par des vents,«elle efpéra de les appailèr par beaucoup deaude noix, qui , bien-loin de produire cet effet ,les rendit plus atroces ; elles devinrent inouies ,&ceft ce qui devoit néceffairement arriver ; elleme demanda de grand matin ; le pouls étoit fort,yîte , dur ; le ventre tendu ; les reins fouftroienrbeaucoup 3 les urines étoient prefque entièrementfupprimees , elle nen rendoit que quelques gout-tes qui étoient ardentes, avec des douleurs très-fortes ; elle alloit très-fouvent fur la chaife ,prefque pour rien ; langoiffe , la chaleur , lairtération , la féchereffe de la langue étoient ef-frayantes , & fon état qui étoit leffet de la li-queur quelle avoit pris , me fit craindre pourelle. Une faignée de quatorze onces calma unpou toutes les douleurs ; elle prit plufieurs lave-ments , & elle but quelques pots dorgeat enpeu dheures. Ces fecours adoucirent un peu lemai ; en continuant la boiffon & les lavements ,la diarrhée diminua ; le mal de reins finit, & ilvint beaucoup durines , qui fe troublèrent,-poferent , & elle guérit : mais je fuis perfuadéque fi la faignée avoit été faite deux heures plustard, leau de noix lui auroit coûté la vie. Pen-dant que le mal dure , il ne faut donner aucunaliment, &c lon ne doit jamais négliger les reftesde douleurs, crainte qu'il ne fe forme une dure-

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