54 Coliques.
î°Si le mal s’opiniâtre, on met le malade dans«n bain d’eau tiede , dont j’ai vu les plus grandseffets. ( i )
Quand la maladie eft finie, c’cft-à-dire , quandles douleurs font terminées , que la fievre eftfinie , que le malade reprend un peu de forte &de fommeil, il convient de le purger, mais avecfin purgatif très-doux. Deux onces de manne &un demi-quart d’once de fel de fedlit^ , ( a ) dif-fous dans une vcrrée de petit-lait, purgent ordi-nairement très-bien à cette époque les hommesles plus robuftes & les plus durs. La manne feulefuffit pour les perlbnnes délicates , & tous lespurgatifs âcres feroient très-dangereux , vu lagrande fenfibilité del’eftomac & des boyaux aprèsfette maladie. ( 3)
Ç. a.99. Cette maladie eft quelquefois l’effetd’une inflammation générale du fahg , Sc elle eftproduite, comme les autres maladies inflammatoi-
d’eau tiede. On renouvellera alors les linges imbibés de ceinêlange , au moins tous ies quarts d’heure , pendant l’ef-pace d’une ou deux heures matin & foir.
Les linimencs faits avec de l’huile d’olive , dans la-quelle on aura clillbut un huitième de fon poids de cam-phre , font très-utiles, fur-tout lotfquc la foibleflè du ma-lade ne permet pas de continuer long-temps les fomenta-tions précédantes. On laiflèra l’étoffe de laine douce , oule -inge qui auront feivi au liniment,fu. le bas-ventre,& on les fouciendra avec une ferviette pahee derrière le$reins.
(1) Si l’eftomac & les inteftins étoient remplis de matiè-res putréfiées, comme il n’tfl pas rare de le voir, les bainsde tout le corps feroient très-dangereux. Le danger aug-menteioit, fi le malade étoic très-i'oible, avancé en Ige , &fi la putridité avo^t paflfé dans le fang,
( i ) Le fel d’epfom peut remplacer celui de fedlitz , maisnous leur préférerions le cryftal minéial à la même dofe.
( 5 ) Une abondante & légere décoftion de cafiè & detamarins bue en plufieurs dofes, nous a paru léulïh encoremieux que la manne & les fels puigacifs.