Celiqtllt.
avant la mort ; une évacuation abondante par les/elles, de matières extrêmement fétides , & c’eÜpendant cette évacuation' que l’on meurt avec lesboyaux gangrenés.
Quand le mal attaque l’eflomac, les fymptomesfont les mêmes , mais la douleur fe fait fentirplus haut , au creux de l’eltomac ; l’on vomitprefque tout ce qu’on prend , l’angoifiè eft horri-ble , & les rêveries viennent très-promptement.Cette maladie tue en très-peu de jours.
198. La feule façon de la guérir c’eft,
1° De faire une très-grande faignée au bras;elle diminue prefque fur le champ la férocité desdouleurs , & elle calme les vomiflements ; ellerend d’ailleurs les autres remedes beaucoup plusefficaces. Souvent il faut la réitérer deux heuresaprès.
a 0 On donne toutes les deux heures, foit qu’ily ait de la diarrhée , foit qu’il n’y en ait point ,un lavement fait avec une décoction de mauvesou d’orge & de l’huile.
3 0 On fait boire au malade une grande quanti-té de lait d’amande N° 4 , ou d’une tifane defleurs de mauve, ou de celle d’orge , toujourstiedes. ( 1 )
4° L’on tient continuellement fur le ventre desflanelles trempées dans de l’eau tiede , 8 c on leschange toutes les heures & même pluslouvent;elles iont feches prefque d’abord. ( 2 )
( 1 ) L’eau de poulet & le petit-lait rendent aufïï de très-grands fcrvices dans cette maladie ; & eomine ils pefentmoins fur l’eftomac que le lait d’amandes, nous les préfé-ré t ions.
(2) Lorfque l’inflammation eft récente, iorfque le bas-ventre eft foulevé par l’ait contenu dans les inteftins que lachaleur raréfie , ce qu’on appelle météorifé , & qu’on con~noîraifément en le frappant doueement avec la main , lesfomentations faites avec de l’eau froide mêlée d’une fi-xisme partie de vinaigre , doivent ctre préférées à celle».