Jl Coliques.
plus communes dans les villages. J’ai prouvé plushaut que dans quelques maladies on tuoit encherchant à faire fucr ; on tue dans les coliquesen voulant toujours chaffer les vents avec des li-queurs lpiritueufes.
Colique inflammatoire.
197. L’efpece de colique la plus violente Scla plus dangereufe , c’eft celle qui dépend de l’in-flammation de l’eftomac ou des inteüins. Ellecommence le plus fouvent fans frilîon , par unedouleur violente dans le ventre ; la douleur aug-mente par degrés ; le pouls devient vite & dur ;le malade fent.une chaleur brûlante dans tout leventre ; quelquefois il a une diarrhée aqueufe ;d’autres fois il elt plutôt refferré , avec des vo-miffements , ce qui ell très-fâcheux ; le vifage de-vient rouge ; le ventre fe tend ; on ne peut pasle toucher fans augmenter cruellement les dou-leurs du malade, qui a , outre les douleurs, uneinquiétude extrême ; l’altération elt très-grande ,Sc la boiffon n’étanche point la foif ; la douleurs’étend fouvent jufqu’aux reins , où elle eft très-vive ;le malade urine peu ; les urines font brû-lantes & rouges ; il n’a pas un inftant de fom-meil ; quelquefois il a des moments de rêveries.Si l’on n’arrête pas le mal, après que les douleursfont parvenues au plus haut point , le maladecommence à fe plaindre moins ; le pouls devientmoins fort, moins dur , mais plus vite ; le vifa-ge perd de fa rougeur , bientôt il pâlit, & le tourdes yeux devient livide ; le malade tombe dansune rêverie fourde ; il perd entièrement fes for-ces ;le vifage , les mains , les pieds, tout le corps,excepté le ventre, fe refroididènt ; la peau du ven-tre devient bleuâtre ; il furvient des foiblefîes, &fe malade petit. Il furvient fouvent , un moment