3'i Fievres
cernent ; cela lui procure une légère Tueur quirend le froid & par-là même tout l’accès plusdoux. 11 continue la même boulon pendant tout letemps du lroid , & quand la chaleur eft venue ,il peut, ou la continuer , ou lui fubllituer celle;N°i , qui elt plus rafraichifiante ; mais il n’eftplus néceflàire ae boire tiede, il iufrit de ne pasboire trop îroid. Quand la fueur eft finie , on ef-fuie bien le malade , & il peut le lever. Si l’accèsétoit fort long , on pourroit donner pendant lafueur , un peu de gruau , ou queîqu’autre ali-ment femblable.
$. 165. Quelquefois la première dofe , & mê-me les premières doiès de kina purgent. Cen’tfîpas un mal, mais pendant qu’il purge , il n'arrêteordinairement pas la fievre ; ainfi il faut regar-der ces chofes comme perdues à cet égard , &en redonner d’autres qui cefîent de purger , &arrêtent les accès. Si la diarrhée continuoit , onle fufpendroit un jour pour donner un demi-quartd’once de rhubarbe , enfuite on le recommence^roit, & fi la diarrhée perfiftoit , on mêlerait àchaque prife quatre grains de thériaque ; mais cen’eft que dans ce cas qu’on doit le mêler ; toutesles autres chofes auxquelles on l’affocie affioiblif-fent fa vertu.
§. a.66. Avant que l’on connût l’ufage du kina ,l’on fe fervoit des autres amers , qui ont aufltbeaucoup de qualités , mais qui lui font cepen-dant bien inférieurs. L’on trouvera N 0 43, troisremedes de cette efpece qui font très-bons , &dont j’ai fouvent éprouvé l’utilité ; mais d’autresfois j’ai été obligé de les abandonner pour venirau kma. La limaille de fer , qui entre dans laçompofition du troifieme , eft très-fébrifuge danscertains cas. J’ai guéri avec ce remede , au mi-lieu de l’hiver T753 > d >une fievre quarte , unmalade que je n’avois pas pu déterminer à prendre