Fievres
ordinaires dans les fievres d’automne, & maifr*quent l'ouvent dans celles de printemps. » Dans» celles-ci , les urines font d’ordinaire moins» rouges, & tirent plutôt fur le jaune ; il fe» forme dans le milieu une efpece de nuage.» Elles dépofent un l'édiment blanc, qui eft un» bon augure. «
$. 2.56. Ordinairement les fievres d’accès nefont pas mortelles ; celles de printemps lediffipcnt même fouvent fans aucun remede,après quelques accès. Il n’en eft pas de mêmede celles d’automne , qui durent très - longtemps , & même quelquefois jufqu’au prin-temps , fi on les laide fans remedes, ou h onne les traite pas bien.
Les fievres quartes font toujours plus rebellesque les tierces ; ce font celles que les maladesgardent quelquefois pendant des années. Dansles pays marécageux , quand on a la fievre, non-feulement elle cft très-longue , mais elle a defréquentes récidives.
<&• 2.57. Quelques accès de fievre ne font pasextrêmement nuifibles ; il arrive même quelque-fois qu’ils produifent quelque changement fa-vorable dans la fanté , & détruifent les germesde quelques maladies de langueur ; mais on fetrompe en les regardant généralement commefalutaires. S’ils durent long-temps , s’ils fontlongs & violents, ils afibiblilient tout le corps ,ils dérangent toutes les fonctions , & fur-toutles digdtions, ils rendent les humeurs âcres ,& jettent dans plufieurs maladies chroniques,entr’autres la jauniffe , l’hydropifie , failli me ,& les fievres lentes; quelquefois même les vieil-lards & les gens très-foibles meurent dansl’accès, & c’eft toujours dans le temps du froid.
$. 258. L’on a un remede immanquable pour
la guéalon de tes fievres ; c’efi le kma ou kin~.