l8 Fier res
40, & la continuer régulièrement, de trois entrois heures , jufqu’à ce qu’on l’interrompe pourredonner l’un des remedes N° 38 ou 39 , & onla recommence enfuite jufqu’à ce que le maladefoit beaucoup mieux.
10° Si les forces étoient extrêmement abat-tues , & le malade fort angoiflé , il faudroit don-ner, avec chaque prife de potion , un bol N°4i.Si la diarrhée étoit très-forte , on joindroit uneou deux fois par jour à ce bol , vingt grains ,c’eft-à-dire, le tiers d’un demi-quart d’once , oula grofleur d’une très-petite feve , d c diafiordium,ou fi l’on n’en avoir point , de thériaque. ( l )
II 0 Quand , malgré ces fecours , le maladerefie dans fon état de foiblefl'e & d’infenfibilité ,il faut appliquer de grands véficatoires au grasdes jambes ou à la nuque ; quelquefois même yquand il y a beaucoup d’alIouphTement ou d’em-barras de cerveau , on les met avec grand fuccèsfur toute la tête. On les fait fuppurer abondam-ment , & s’ils fe fechent au bout de quelquesjours , on en remet d’autres ; il faut en entre-tenir long-temps l’écoulement.
il 0 Dès que le mal eft aflez amendé , pour quele malade foit quelques heures avec très-peu oupoint de fievre, il faut profiter de cet intervallepour donner fix ou au moins cinq prifes du re-
( i ) Comme les évacuations par les Telles font de la plusgrande utilité dans lesfîcvres malignes & putrides ; & com-me on doit craindre que les matières putréfiées qui fontcontenues dans les inteftins ne foienc abforbées par les vaif-feaux, & ne fe mêlent avec le fang & les autres humeurs ,dont elles augmenteraient la putridité,, nous regardons lesâftringents comme des temecles extrêmement dangereux dans««s maladies. Si h diarrhée étoit trop force , fi elle prenoitrrop fur les forces, J’ufage des cordiaux mêlés aux acidssagréables feroit le feul moyen que nous ncu&perinettrfoasjour la modérer.