malignes. 17
d’orge , rendue aigre avec l’efprit acide du N°10, dont on met futfifamment pour rendre l’ai-greur agréable , ou la limonade.
7 0 II eft important d’évacuer les premièresvoies, où il y a ordinairement une grande quan-tité de matières corrompues. Pour cela l’on don-ne la poudre N° 35, & ordinairement après forteffet , le malade eft mieux, au moins pendantquelques heures. Il eft très-important de don-ner ce remede dans les commencements ; maisquand on l’a négligé , on peut le donner plustard , moyennant qu’il ne foit point furvennd’inflammation particulière , & qu’il refte enco-re un peu de force au malade. Je l’ai donné , Scavec un fuccès marqué , le vingtième jour.
S® Après avoir enlevé , par ce remede , unsgrande partie de matières qui contribuent à en-tretenir la fievre , l’on fait prendre, de deux jours:i’un, tant que la maladie dure , quelquefois mêmetous les jours, une prife de crème de tattre &de rhubarbe N° 38. Ce remede évacue les matiè-res corrompues, prévient la corruption des autres,ch a fie les vers qui font très - fréquents dans cesmaladies, & que le malade rend quelquefois pat*deffus & par aeffous , & qui ont fouvent beau-coup de part aux accidents bizarres qu’on obfer-ve ; enfin il fortifie les inteftins , & fans arrêterles évacuations néceffaires, il modéré la diarrhéequand elle eft nuifible.
90 Si, avec la diarrhée , la peau eft feche, &qu’en arrêtant la diarrhée on veuille aider latranfpiration , on peut, au lieu de rhubarbe, mé -1 er à la crème de tartre de l’Ipecacuhana , N®39 , qui, donné à petites dofes & fréquemment^,arrête la diarrhée & favorife la tranfpiration. Ceremede & le précédent fe prennent le matin ; deuxheures après , il faut commencer la potion M"Tme II, B