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changé , fe croit à peine malade.
Il en eit du terme de la guérifon comme decelui de la mort. Il y a des malades hors dedanger au bout de quinze jours , & même plu-tôt ; d’autres feulement au bout de quelquesfemaines.
Les lignes qui annoncent une guérifon font,un peu plus de force dans le pouls, des urinesplus cuites, moins d’abattement & de découra-gement ,1e cerveau plus net, une chaleur égale ,une fueur chaude , médiocrement abondante ,fans angoilfe, le retour des feus perdus pendantla maladie , quoique ce ne foit point un malquand le malade devient fourd, fi eri même tempsles autres fymptomes s’amendent.
Cette maladie laiffè ordinairement beaucoupde foibleflè , & il faut un long temps avant queles malades aient repris entièrement leurs forces.
§. 2.47. i°. 11 elt plus important dans cettemaladie , foit pour le malade , loit pour lesaf-. fiftants , que dans aucune autre , de rafraîchir 8 cde purifier l’air. U faut fouvent brûler du vinai-gre dans la chambre, & avoir prefque toujoursune fenêtre ouverte.
a° La diete doit être légère & aigre ; on peutdonner du jus d’ofeille avec de l’eau , mettre dujus de citron dans les bouillons farineux, mangerdes fruits aigres, comme griottes, grofeilles , me-rifes ;& pour ceux qui font en état, citrons, oran-ges , grenades.
3 0 L’on doit changer les linges tous les deux
jours.
4 0 La faignée efl: rarement néceffaire , & lesexceptions ne peuvent être déterminées sûre-ment qu’en voyant le malade.
Les lavements font fouvent très-peu né-,CefTaires, quelquefois dangereux.
- . 6° La boifl'on ordinaire doit être une tifane
d’orge ,