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l’état naturel , quelquefois même très-vîre , &je l’ai toujours trouvé tel quand le ventre étoittendu.
La peau n’eft fouvent ni chaude, ni feche ,ni humide ; elle fe couvre fouvent de taches pé-téchiales , ( ce font de petites taches d’un rougelivide , ) fur-tout au col , autour des épaules ,au dos ; d’autres fois ce font les plus grandes ta-ches , brunes, comme après des coups de bâton.
Les urines font prefque toujours crues , c’eft-à-dire moins colorées qu’à l’ordinaire. J’en ai vuqu’on ne pouvoit point à l’œil diftinguer du lait.Il y a quelquefois une diarrhée noire & fétide ,qui eft mortelle fi elle ne foulage pas.
Il fe forme chez quelques malades des ulcéréslivides dans l’intérieur de la bouche & dans lepalais. D’autres fois il fe fait des dépôts dans lesglandes qui font aux aînés, fous les aiffelles, en-tre les oreilles & la mâchoire , ou il fe formeune gangrené dans quelque partie , aux pieds,aux mains, au dos. Les forces fe perdent entière-ment , le cerveau s’embarrafle tout-à-fait ; le ma-lade étendu fur fon dos , meurt fouvent avec desconvulfions, une fueur prodigieufe , & la poitri-ne embarraffée. Quelquefois ce font des hémor-ragies qui tuent ; elles font prefque toujours mor-telles dans cette maladie.
Il y a dans cette fievre , comme dans toutesles autres, un redoublement le foir.
$. 2.46. Le terme de ces maladies eft , commecelui des fievres putrides , très-irrégulier. L’onmeurt quelquefois le feptieme ou le huitièmejour, plus ordinairement entre le douzième &le quinzième , fouvent au bout de cinq ou fix fe-maines ; cela dépend de la force de la maladie.‘Il y en a dont les commencements font tout-à-fait lents , & pendant les premiers jours, le'malade , avec beaucoup de foibleffe & un air très-