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Tome Second (1766)
Entstehung
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prompt dans le vifage , & fur-tout dans le%yeux ; de petits frifions qui alternent pendantvingt-quatre heures, avec ae petits accès de cha-leur ; quelquefois un grand mal de tête 3c dereins ; dautres fois il ny a point de douleur ;des efpeces de défaillance, dès le commencementdu mal , ce qui eft toujours fâcheux', point debon fommeil, fouvent un demi-aïïbupiftement ;une rêverie légère & fourde , qui fe martifeftefur-tout par lair extraordinaire Sc étonné du ma-lade , qui paroît'soccuper profondément de quel-que chofe, & qui ne penfe à rien ; quelques ma-lades ont cependant des rêveries violentes ;pref-que tous un fentimentde pefantéur, dautres foisde ferrement dans le vôifmage du creux de' lef-tomac.

Le malade paroît avoir beaucoup dangoifïc.Il a quelquefois de légers mouvements convul-fifs dans le vifage, dans les mains, Sc même dansles bras & les jambes ; fes fens paroiffent sen-gourdir : jai vu plufieurs malades les perdre toifsles cinq , & quelques-uns fe guérir. Il neft poMtrare de voir des malades qui ne voient , nerf-tendent, ni ne parlent. La voix saltere , saifoi-blit, quelquefois elle fe perd entièrement. Qucî-ques : uns ont une douleur fixe dans quelque par-tie du bas-ventre ;elle dépend dun engorgement,'& finit fouvent parla gangrené ; aulîi ce fympto-me eft très-fâcheux.

La langue eft quelquefois très-peu changée ;dautres fois chargée dun fédiment dun jaunebrun ; plus rarement feche que dans les autres'efpeces de fïevre ; quelquefois cependant ellerefferoble exactement à une langue long-tempsfumée.

Le ventre refte quelquefois très-mol , dautresfois il eft tendu. Le pouls eft foible , quelque-fois affez régulier , toujours plus vite que dan#