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Tome Second (1766)
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maiïgftes. IJ

don des humeurs qui elt pernicieufe au princi-pe des forces, dont la deitrucfion eft préoifémentfa caufe du peu de violence des accidents, parcequaucun organe n'cftplus en état de faire unedéfenfe vigoureufe contre la caufe de la ma-ladie.

Si au moment deux armées vont fe bat-tre , on enleve à lune prefque toutes les armes ,le combat fera peu violent, peu bruyant, horri-idemenr meurtrier. Le fpeclateur qui, fans sap-percevoir de ce défarmement , ne jugeroit ducarnage qui fait que par le bruit, leroit ex-trêmement trompé. Le nombre des morts feraprodigieux ; il leût été beaucoup moins , & le$>ruit plus grand , fi les combattants avoient étéarmés de part & dautre.

§. 144. Les caufes de cette maladie font unlong ufage de viande fans légumes , fans fruits ,fans acides ; des aliments mal conditionnés ,comme le pain fait avec de mauvaifes graines ;de viandes corrompues ; huit perfonnes mangè-rent du poiffon gâté , elles furent toutes atta-quées dune fievre maligne , & il en périt cinq.malgré les foins des plus habiles Médecins. Cesfievres font aulfi très-fouvent leffet de la di-fette , dun air trop chaud & trop humide , dunair fur-tout qui réunit ces deux qualités ; aufiï.elles font fréquentes, dans les années chaudes,au bord des étangs & des marais ; dun air ren-fermé , fur-tout sil eft habite par plufieurs pef-fonnes ; dun principe fingulier de corruptiondans lair ; des chagrins.

$. 245. Les fymptomes des fievres malignesfont , je lai déjà dit, une perte totale des for-ces , fans aucune caufe precedente fenfible qui; ait pu les détruire ; en même temps un abatte-ment de laine qui devient prefquinfenfible àtout , & même à I4 maladie ; un changement