putrides. V
quelquefois fièvres bilieufes , quand la corrup-tion de la bile paroît avoir le plus de part à lamaladie.
2.37. Cette maladie s’annonce fouvent pîn-fieûrs jours à l’avance , par un grand abatte-ment , une pefanteur de tête , des douleurs dereins & de genoux, la bouche mauvaife le ma-tin , peu d’appétit, un fommeil inquiet, quel-quefois un mal de tête exceffif pendant plu-sieurs jours, fans aucun autre iymptome. Eniuiteil furvient un friffon , fuivi d’une chaleur âcre& feche; le pouls qui eft petit & vite pendançle friffon, s’élève pendant la chaleur , & eft fou-vent très-fort, mais il n’a pas la même duretéque dans les maladies précédentes, à moins quela fievre putride ne foit compliquée avec unefievre inflammatoire, ce qui arrive quelquefois.Pendant ce temps-là, le mal de tête eft ordi-nairement très-violent ; le malade a prefque tou-jours des naufées, & même quelquefois des vo-miffements, de l’altération , des rapports défa-gréables, la bouche amerc ; il urine peu. Cettechaleur dure plufieurs heures, fouvent toute lanuit ; elle diminue un peu le matin , & le poulstoujours fiévreux, l’eft alors un peu moins : lemalade fouffre moins, mais il eft très-abattu.
La langue eft blanche, fale, les dents fe ra-tifient , l’haleine a une mauvaife odeur. La cou-leur , la quantité , & la coniiftance des urinesvarient beaucoup. Quelques malades foilt reffer-rés, d’autres ont fréquemment de petites Cellesqui ne les foulagent point. La peau eft quelque-fois feche, d’autres fois il y a de la tranfpira-tion, mais qui ne fait aucun bien. La fievreredouble tous les jours & fouvent à des heuresirrégulières. Outre le grand redoublement qu’onobferve chez tous les malades, il y en a fouyentde petits chez quelques-uns.