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THEATRE
n’ai pas ä lütter contre eiles, car elles ne se pr6-sentent plus k mon esprit.
PERDITA. — Tu as souffert pourtant autre-fois. N’en as-tu pas garde le Souvenir? Je vou-drais partager raeme tes peines anciennes. Ceserait une fagon de me rapprocher encore detoi, d’etre jusqu’au fond de ta pensee.
ROBERT. — Comme tu sais aimer, Pcrdita !
PERDITA .— Tum’exclus de ta vie d’au-trefois. Crois-tu que je ne pourrais en supporterl’evocation?
ROBERT. — L’erreur et la verite se melentdans tes paroles. Je devrais ne pas te suivre surle terrain oü tu veux m’entralner. Et pourtant,je sens bien que tu ne te satisferas pas de monsilence. Et puis, il y a une chose, peut-etre, qu’illaut maintenant que je te confie.
PERDITA. — Ah ! tu vois bien, je ne metrompais pas !
ROBERT. — Attends... J’ai longtemps hesitek t’en parier. C’est un sujet qui m’est encoredouloureux et que j’ai chasse loin de moi depuisque je te connais. Mais aujourd’hui,puisque tufais appel k ma loyaute, toi si pure, si droite,il faut bien que j’y arrive. Et, du reste, ce que jevais te dire, tu peux l’entendre sans en souffrir,car il s’agit non pas d’une femme, mais d’unenfant.
PERDITA. — Je ne comprends pas.
ROBERT. — Nous avons vecu dans un telenivrement que je n’ai pas trouve l’occasion det’ouvrir mon coeur, et que, l’eusse-je trouvöe, jen’en aurais peut-etre pas eu le courage. Perdita,