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PERDITA, V interrompa.nl. — Plus que vousne croyez. N’ai-je pas vu les mariages successifset malheureux de ma mere? N’est-ce pas unelegon süffisante? J’avais ä peine douze ans, je mesuis jure que je serais tres heureuse et que je neme marierais jamais. Et voyez, je pensaisqu’avec vous qui etes, je le sais, un homme d’es-prit vraiment libre, jerealiserais ce que je m’etaispromis.
ROBERT, ta prenanl dans ses bras. — Vousetes delicieuse, Perdita, et pure comme le cristal.Je lis en vous, mais la societe a ses exigences.Nous ne sommes, ni vous ni moi, des revoltes,mais des gens tres simples, tres sinceres, ä larecherche du bonheur. Vous verrez qu’il n’estpas si terrible que cela d’etre ma femme.
PERDITA. — Peut-etre, mais plus tard, jevous en prie. Soyons heureux sans penser ä autrechose. ( Gaiemenl.) II sera toujours temps de malfmir.
ROBERT. — Vous etes courageuse, Perdita,et je vous en aime davantage.
PERDITA. — Ce que vous me dites me donnedejä raison, mais je vous assure qu’il ne me fautpas beaucoup de courage pour remettre monbonheur entre vos mains.
ROBERT , avec poids. — Vous me crecz au-jourd’hui des devoirs plus grands envers vous,et, les ayant peses, je les accepte. ( Plus legere•remenl.) Eh bien, soit, puisque vous le voulez,nous debuterons par l’aventure. Je vous enleve.Mais, croyez-moi, nous choisissons ainsi un «he-mm un peu plus long, le chemin des ecoliers, seu-