PREFACE
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tions theätrales; eile rendait ma täche millefois plus difficile et perilleuse ; eile ecartaitde moi presque tous les directeurs ; eiledevait exciter la colere des critiques quin’aiment pas qu’on trouble leur univers. Lesspectateurs eux-memes dont l’esprit estmoins enchaine — j’en ai eu plus de dix millepreuves —■ comment raccepteraient-ils? Lasagesse, la prudence, le soin de mes interetsmateriels, tout me recommandait de menermes heros ä une mort quim’eütete fructueuse.Non, je n’ai pas choisi la solution la plusdangereuse ; eile s’est imposee ä moi.
Du reste voici ma piece, et les lecteurspourront en juger. Les questions de metiern’interessent guere que les auteurs. Racinedisait dans la preface de Berenice. « Ce n’estpas que quelques personnes ne m’aient repro-che cette meme simplicite que j’avais recher-chee avec tant de soin. ils ont cm qu’unetragedie qui etait si peu chargee d’intriguesne pouvait etre selon les regles du theätre... »II disait aussi : « La principale regle est deplaire et de toucher... » Et encore : Qu’ils[les spectateurs] se reservent le plaisir depleurer et d’etre atlendris. »
J’ai vu au theätre des Arts de beaux yeuxse remplir de larmes.
Que demander de plus?