MADEMOISELLE BOURRAT
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M lle BOURRAT, pleurant. — Pardon, par-don, maman, vous me faites mal.
M me BOURRAT, se relevant. — Non, c’estimpossible, c’est fou. Du calme, il faut savoir. IIfaul tout, dire maintenant, tout. Tu n’as vu per-sonne d’ici. Tu n’es jamais sortie seule, n’est-cepas?
M lle BOURRAT. — Non, non.
M me BOURRAT. —■ Ni ä Yalleyres, ni ä Yer-mand, chez ta cousine.
M lle BOURRAT. — Non, non.
jV/me BOURRAT. — G’est done ici. Quelhomme as-tu vu seule ici?
M lle Bourrat sanglole sans repondre.
M me BOURRAT, la prenant par le bras. —Ah ! assez de larmes. II faut parier maintenant.Qui as-tu vu seule? Ton cousin Henri, le frere deCaroline?
Mn® BOURRAT. — Non, non, c’est...
M me BOURRAT. — Mais parle donc.
MUe BOURRAT. — C’est... c’est au jardin.
M me BOURRAT. — Au jardin?
MUe BOURRAT. — Oui... Celestin.
M me BO URRA T, tombant brusquemcnl, commefauchee, sur une chaise. — Celestin.
Un long silence.
M me BOURRAT , la voix brisee. — Depuisquand?
Mn® BOURRAT. — Depuis la fin de mai,maman.
M rae BOURRAT. — La fln de mai... Juin,