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Théatre : mademoiselle Bourrat ; la fille perdue
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THEATRE

M lle BOURRAT, faisant un pas. — Vousavez les bras nus.

CELESTIN, elonne. — Pardine, pour travail-ler.

M Ue BOURRAT, s’avangani un peu. — Ussont tout mangfe par le soleil. Qa ne vous brülepas? Je pourrais vous donner de la poudre.

CELESTIN, rianl. — De la poudre. Ah ! Ah !pourquoi faire?...

Un silence.

Af Uc BOURRAT , plus pres. — On ne diraitpas qu’ils sont en chair tant, ils sont bruns.

CELESTIN, reculanl un peu. — C’est solide,c’est tout muscle.

M lle BOURRAT, avanganl. — G’est curieux !Qa fait des bosses et des trous... Mes bras ne sontpas comme ga. (Elle le regarde fixemenl. Celestin,gtine, se balance sur l’une el Vautre jambe.) Lesvötres, c’est comme des montagnes, tandis queles miens sont tout blancs et lisses. Regardez.(Elle terid son bras qui est nu jusqu’au coude versCeleslin ; eile est lout pres de lui.)

CELESTIN, ricananl. — Ce n’est pas pourdire... (II regarde, puis lourne la Ule de l'aulrecote. M lle Bourrai laissc retomber son bras. Elleregarde les bras nus du jardinier comme hypno-tisee. Celestin ne sail quelle conienance garder.Elle respire deux fois forlemenl. Celeslin lournela tele vers eile el la regarde hardiment. Elle sou-lient d’abord son regard, puis delourne lenle-ment la Ule.)

CELESTIN, s’ecarlanl brusquemenl el ä lui-