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Théatre : mademoiselle Bourrat ; la fille perdue
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THEATRE

ä enlrer. C’esl une grande el jorle personnede dix-neuf ans, un peu pale, les yeux sansexpression. Elle parle ä son bebe.

« Eh bien, mon petit Robert adore, tu as faitune belle promenade. Nous ne le dirons pas... Sion le savait, nous serions grondes, mais aussi gane te vaut rien d’etre enferme toute la journee.Tu es pale, mon pauvre petit... Tu as ete biensage aujourd’hui. Tu n’as pas pleure. Fais v.nerisette k ta maman... Oh ! le cherubin, il s’estendormi. G’est le grand air. Ferme tes beauxyeux bleus, mon adore. Fais dodo. ( Chanlon-nanl.) « Dodo, l’enfant do, l’enfant dormirabien tot. » Nous allons rentrer clxez nous, parceque si ta grand’mere te trouvait lä, eile ne seraitpas contente. Tu comprends, mon gros loup !(Elle l’embrasse sur le fronl.) Mais k une heure etdemie, il n’y a pas de danger qu’elle tevoie. Elleest dans sa chambre jusqu’ä deux lieures. Chaquejour, c’est la meine chose. Oh ! le petit gredin, ildort ! 11 n’ecoute pas sa maman chörie... ( Ellese promene de long en large en le berganl. Commeeile arrive pres de la porle de droite, celle-ci s’ouvreet enlre Mmc Bourrai, seche, maigre, poinlue,auloritaire.)

M lle BOUBBAT, clouee sur place par VEmo-tion. — Oh !

il/ me BOUBBAT. ■— Qu’est-ce que tu fais lä?

M Ue BOUBBAT. — Vous voyez, maman.

M me BOUBBAT. — Je t’y prends encore,maigre mes ordres formeis. Donne-moi ton b6be.

M lle BOUBBAT. — Mais, maman...