INTRODUCTION.
VI
H y a des mots, ou deux voyelles de suite, qui peuvent faire unediphthonguese prononcent separdment, ou en deux syllabes, sur-tout dans les mots qui ddrivent d’une langue etrangere. P. e. De-ist ,De'iste; Athe-ist , Athen; Po rt, Poete. Pour la commodite de*dtrangers et meine des apprentifs allemands, on devroit separer cessyllabes par un (-) ou marquer 1 'r d’un accent. On dira peut-etreqoe les deux voyelles u combinees ensemble ne sont pas reinesparmi les diphthongues: mais on ne fera pas mal de leur y donnerune place, pour terminer le different sur la question si l’ondoitecrire dir ou dl. Les deux voyelles i< se prononcent dans plusieursmots separsment, et alors on ne peut pas les ranger parmi les diph-thongues. P. e. l’te dans le mot Diener est une diphthongue, etil faut prononcer Di-Nck; mais dans les mots er fchrik, il crioit,Pokern, Poesies, on prononce schri-e, Po-e-si-en.
PRONONCIATION DES CONSONNES.
». b. « ä CB. b.)
Lette lettre se prononce cötttme en fran^eis; p. e. dUS BilNd, Iß
fubün; dir Birne, tabeille. *)
C. e. £.. (C. C.)
Le C se prononce de differentes manieres.l) C devant a, o, U, ü, ou devant une consonne quelconque pourvuque ce ne soit pas un h, se piononce comme un K. p- e. Cato,Cupido, der Credit, lecrelit, das Claoier etc. prononcez Ka-to,Kupi-do, Kredit (en faisant enrendrelet) Kla-vir.s) C devant d, C, i, ö, y, se prononce comme tf ou comme le z alle-mand. P. e. Cäsar, Cicero, Ceder, Citrone, prononcez Tse-sar ,Tsi-tse-ro , Tse-cler , Tsitro-ne. Il faut pourtant excepter lesnoms propres des villes Cöl», Cölhen et Cantthttl , dans les-qu?ls le C se prononce comme un K- Köln , Kö-tken etc.
3) En le mettant devant un h au cornmencement d’une syllabe et*suivi d’un a, 0, U, ou d’une consonne quelconque, les deux let-tres eh se prononcent ordinairement comme.un K. P. e. Die Chronik,la chronique , der Christ, le chre'tien, der Churfürst, l' Klette ur,prononcez Kro-nik , Kr ist , Kurfürst. Plusieurs auteurs tantanciens que modernes se servent aussi de la lettre k au lieu ducara&ere eh, et il seroit ä souhaiter que cette maniere d’ecrire futgeneralement reque, et qu’on ecrivit p. e. Kronik, Kurfürst, etc. 11y a cependant des mots dans lesquels les lettres eh se prononcentcomme enfranqois. P. e. die ChyMie, la Chimie ; China, la Chine, etc.
4) La prononciation du C devant la lettre h ä la fin d’une syllabe, 011le rh suit immediatement une voyelle, est si'diiiicile k expliquer,
qu’il
*) L'Abhi Mizin dit : Les Allemands oonfomlent dam leur langne les sons .ionxdu i, b, v, z, avee les sonä durs et appuyes des lettres t, p, fit s. En prononqanSle latin, ils discnt tuplum, tupllcare, bublict, fifire, fifti foze, zupiintziu, hahimte,•vacilittts, &c. , au lieu de dire duplum , duplicure, pnbiiee , viveri, viva voce ,scpi’Hti :,, habituilo , fucilitas, ifc. Vcyez Framöslschk Sprachlehre des Abbe. Mo j i »/zweite Auflage/ S. 47?. L'est attrihuer ä taute une Nation la laute de quel-ques imiivnius mal instniits qu qui 011 t contra&e des leur enfancc 1 hsbitude d’uneirononciadon v'icieuse. Lette bevue a part, la Grammaire de l’Abbe Alozinestsans coatredit la nieilieurc que noiis avons en Allemagn;.