VI
INTRODUCTION.
£>t ö. ft (Oe. ce.)
Se prononce cotrnne ceu dans le mot ceuvre. Die Flöte, laßute ,dtV König, leRoi, prononcez Flceu-te , Kceu-.iig. Faute d’ö en caraeleremajuscule, on trouve ordinairement dans les livres imprimes Oe.
S’il est long, il se prononce comme ou en franqois. Dtt, tu,toi, gut, hon, prononcez dou, gout, en faisant entendre le t. Pourindiquer la longueur de cette voyelle on y ajoute dans plusieursmots un h qui se met tantöt devant, taritdt apres l’u. P. e. dasHuhn, la poule 1 , thlM, faire-. Et pour indiquer l’u bref, on doublela consonne apres l’u; der Fluß, le fleuve; die Lust, le plaisir; stumm,muet. II est impossible de donner aux etrangers une regle gene-rale quand l’u doit etre prononcd long ou quand il, est bref. Ontrouve Urteil OU Unheil, le jugement, sentiment et Urbild, V original tmodele, ecrits de la ms me faqon; et cepe-ndant l’u dans Unheil estbref, et dans Urbild il est long. Il n’est pas question ici de laddrivation des mots, ni de la maniere dont ils devroient etre ecrits.L’etranger les prend tels qu’il les trouve dans nos livres imprimes,et la diversite qui y regne dans Forthographe, le laisse toujoursincertain. Pour indiquer l’u long dans les cas douteux, on devroitle marquer d’un accent circonilexe.
Cette voyelle sonne exaftement comrne l'u fran^ois. dans les motsbullet, bureau &c. Dans les livres imprimes on trouve souvent IUet Ui faute d’u en caractere majuscule.
Il se prononce toujours comme Yi franqois. On pourroit aise-ment se passer de cette voyelle, parce qu’elle n’a pas un son particu-lier, ni aucune autre valeur que celle de l’r voyelle ; mais on a voulula conserver pour les mots tires du grec et pour distinguer le verbeseyN, itre, avec le pronom sein, ro«, et meynen , penser, croire,esUmer , avec le pronom nicitl, meine, meinen, mon, ma, mes, mien,miens , miennes. On en fait aussi usage dans les mots, zwey, drey,ritt Ey, unoeuf, etc. etc.; mais ne trouvant aucune raison süffisantepour s’en servir dans ces mots, on s’est conforme a ceux qui lesecrivent avec un i, Sans cependant s’eloigner tout ä fait de l’usagecomiiun.
On appelle diphthongue, Doppellaut, deux voyelles prononcees enoneseule syllabe; mais il est impossible de donner aux Etrangers uneregle, ou un modele selon lequel ils doivent prononcer ces diphthon-gues. Cette prononciation ne s’apprend que de vive voix, et tout c'e
que les Grammairiens en disent, est insuffisant, Voici celles qui
sollt en usage dans la langue allemande:
ftt ou ay, au, du, ei ou ey, eu, ie, oi ou oy.
ai — ay, au, reu, ei — cy, eu, ie, oi oy.
tl.u.
Ui. 1 SL Ä (Ui. ü.)
A. y. V- #• (Y. y.)
DES DIPHTHONGUES.
u