N° 10. S
Êfprit de foufre , une once ; firop de violet-tes , fix onces, (g) (i )
No ii.
Deux onces de manne , demi-once de fel defedlitz ; ( a) fondez dans quatre onces d’eauchaude, & coulez. ( A )
(g) Ceux çour qui la dépenfc du firop de violette feroictrop confidérable , peuvent fe contenter d’une décoctiond’o:ge an peu épaifl'e,
L’efpritde foufre fe vend trois batz l’once ; on peutem-ployer celui de vitriol, qui coûte la moitié moins.
Bien bouchés , ils fe confervent fort long-temps.
Des amis, dont je refpe&eles avis,ont couvé extrêmementfortes les dofes d’efprits acides que je preferis, &: elles le fontfans doute, fi on les compare à celles qu’on preferit ordinai-xement, & auxquelles je me ferois borné >.fi je n’en avoispasvu fouvent l’infuffifance j Inexpérience m’a appris qu’il fal-loir confidéiablemenc les augmenter , & en allant graduelle-ment , je fuis parvenu à en donner plus qu’on ne l’avoitfaicjufqu’à préfent, & toujours avec beaucoup de luccès > lesdofes même que je preferis dans cet ouvrage , ne font pointàuffi fortes que celles que j’ordonne três-ibuvent $ ainfi jeprie les Médecins qui les ont trouvées extraordinaires, devouloir bien les cflayer eux-mêmes, & je fuis peifuadé qu’ils,»*en féliciteront,
(i) Tous les tempéraments, tous les climats ne permet-tent pas de donner les acides à auffi forte dofv que M. Tif-fot les confeiile.Lorfqu’ils font indiqués par les réglés établiesdans le corps de cet ouvrage, nous croyons qu’il faut en uferavec circonfpeétion , en obfervant avec foin leurs effets, &paflànt peu à-peu , s’ils deviennent toujours plus nécefiàiiesdes tifanesaciduléesdes fucs d’oranges,à la limonade plus oumoins forte enfin à de petites dofes du remede précédent,
(*). On fc fervira de fel d’epfom r à la place de celui defedlitz , qui eft rare en France ^beaucoup plus cher, & dontil ne diffère que très-peu^
{h) La manne coûte vingt batîla livre >. fix creutzers fon-te. L’on peut, fi cela eft trop cher » employer un quart d on-tt de Céné & demi-diagruc dccnic. Onvcile dtflus un. vex-