258 Table
N" 4.
Prenez trois onces d’amandes Sc une once degraine de courge ou de melon ; pilez-les dans unmortier, en y ajoutant peu à peu une chopined’eau ; paffez par un linge ; repilez le réfidu avecune chopine de nouvelle eau , & réitérez de cettefaçon jufqu’à ce que vous ayez employé un potd’eau, qu on peut encore faire repafl'er fur lemarc, (c)
N® j.
Prenez deux poignées d’herbe & fleurs demauve ; hachez-les ; verfez deffus une chopined’eau bouillante ; paiïez par un linge , & ajoutezà la colature une once de miel, (d)
N° 6 .
Une chopine de la décoélion d’orge , dans la-quelle on fait bouillir une poignée de fleurs demauve, ou de pafle - rofe, qui eft la grandemauve.
N® 7.
Prenez un pot de tifane d’orge fimple ; ajou-lez-y trois onces de jus de laitron, ou de fe-
I>ans Ic3 cas des §. 141 , x 6 t , 180 , on peut , au Heu dedeux onces d’orge , employer quatre onces de racine de gra-men ou chiendent, qu’on fait bouillir une demi-heure »avec la crème de tartre. - -
f c ) L’on peut.,fans danger . joindre aux amandes, en pr-iant , une aemi-once de fucre , qui, à cctce dofe , n’e-thauffera point , comme on l’imagine ordinairement. Lespeifonnes délicates peuvent auffi ajouter un peu d’eau diefleur d’oiange.
(i) Quand on a des mauves, il faut les préférer. Si ellesmanquent, on peut y fuppléer par la mercurielle , la parié-taire , l’althæa , la paffe-rofe, les laitues, les épinars.
Il y a quelques perfonnes qu’aucun lavement n’évacue»excepté ceux d’eau tiede , (ans aucune addition ; elles nedoivent point en employer d’autres. 11 huit donner les laxc-menti tiedet & non pas chauds.