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Tome Second (1766)
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244
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a 44 ( T) es Charlatans.

fement dhôpitaux pour les malades , dans les di£

ferentes villes du pays.

Il y a un grand nombre de moyens aiféspour les fonder & les entretenir prefque fans nou-velles dépenfes , & les avantages qui en réful-teroient feroient immenfes ; dailleurs , quelqueConiidérables que fuffent les dépenfes , en eft-ilde plus importantes ? Elles font fans doute dedevoir , & lon ne tarderoit pas à sappercevoirquelles rapportent un intérêt réel, plus fort quonne peut lefpérer daucun autre emploi de lar-gent. Il faut ou admettre que le peuple eft inu-tile dans un Etat, ou convenir quon doit pour-voir au foin de fa confervation. Un Anglois ref-peétable, qui , après avoir tout vu avec beau-coup de foin , seft occupé profondément & utile-ment des moyens daugmenter les richeffes & lebonheur de fes compatriotes , fc plaint en An-gleterre , le pays du monde les hôpitauxiont le plus multipliés , que le peuple maladenefl pas affez fecouru. Que doit-ce être dansles pays il ny en a point ? » Les fecours de» Chirurgie & de Médecine trop abondants dans>3 les villes , ne font point affez répandus dansa les campagnes ; & les payfans font fujets à» des maladies affez fimples , mais qui , fautey> de foins , dégénèrent en une langueur mor-» telle. «

579. Enfin , fi lon ne peut pas remédieraux abus, ( ceux qui regardent les Charlatans nefont pas les feuls , & lon ne donne pas ce noma tous ceux qui le mériteroient ) il feroit fansdoute avantageux de détruire tout art médicinal.Quand les bons Médecins ne peuvent pas faireautant de bien que les mauvais de mal , il y a unavantage réel à nen point avoir. Je le dis avecconviction , lanarchie en Médecine eft la plusdangereufe de toutes. Libre de toute réglé &