a 44 ( T) es Charlatans.
fement d’hôpitaux pour les malades , dans les di£
ferentes villes du pays.
Il y a un grand nombre de moyens aiféspour les fonder & les entretenir prefque fans nou-velles dépenfes , & les avantages qui en réful-teroient feroient immenfes ; d’ailleurs , quelqueConiidérables que fuffent les dépenfes , en eft-ilde plus importantes ? Elles font fans doute dedevoir , & l’on ne tarderoit pas à s’appercevoirqu’elles rapportent un intérêt réel, plus fort qu’onne peut l’efpérer d’aucun autre emploi de l’ar-gent. Il faut ou admettre que le peuple eft inu-tile dans un Etat, ou convenir qu’on doit pour-voir au foin de fa confervation. Un Anglois ref-peétable, qui , après avoir tout vu avec beau-coup de foin , s’eft occupé profondément & utile-ment des moyens d’augmenter les richeffes & lebonheur de fes compatriotes , fc plaint en An-gleterre , le pays du monde où les hôpitauxiont le plus multipliés , que le peuple maladen’efl pas affez fecouru. Que doit-ce être dansles pays où il n’y en a point ? » Les fecours de» Chirurgie & de Médecine trop abondants dans>3 les villes , ne font point affez répandus dansa les campagnes ; & les payfans font fujets à» des maladies affez fimples , mais qui , fautey> de foins , dégénèrent en une langueur mor-» telle. «
579. Enfin , fi l’on ne peut pas remédieraux abus, ( ceux qui regardent les Charlatans nefont pas les feuls , & l’on ne donne pas ce noma tous ceux qui le mériteroient ) il feroit fansdoute avantageux de détruire tout art médicinal.Quand les bons Médecins ne peuvent pas faireautant de bien que les mauvais de mal , il y a unavantage réel à n’en point avoir. Je le dis avecconviction , l’anarchie en Médecine eft la plusdangereufe de toutes. Libre de toute réglé &