2.2,8 Des Purgatifs
des obftruflions invétérées, que les purgatifsne peuvent pas détruire , & qu’ils augmen-tent. 5° Quand les nerfs font extrêmement af-foiblis.
(J. 551. Il y a d’autres cas dans lefquels on peutpurger &c non pas faire vomir. Ces cas font ( I )1° une grande quantité de fang, ( voyez 540.)parce que pendant les efforts qu’on fait pour vo-mir, la circulaxion fe fait beaucoup plus forte-ment , & les vaiffeaux de la tête & de la poi-trine fe remplifîant extrêmement de fang, pour-raient fe rompre, ce qui tueroit fur le champ,comme il eff arrivé plus d’une fois. On ne doitpoint, (2) 2° par la même raifon , l’ordonner àceux qui font fujets à des faignements de nez ,à des crachements ou à des vomiffements de fang,aux femmes qui ont des pertes, à celles qui fontenceintes ; 3° il nuirait à ceux qui ont des her-nies. ( 3 )
< i ) Nous avons fouvent vu l’émétique Numéro 3 ? ren-dre les plus grands fervices aux femmes qui avoknt despertes blanches ou rouges , lorfqu’eiies n’étoient pas en*tiérement affaiblies , 8c lorfquc leur eftaniac rempli deglaires 8c de matières biîieufes , annonçoit fon mal-aifepar des naufées , des aigreurs, l’amertume de la bouche ,l’état de la langue , &c. Nous croyons avec M. Tillot ,qu’il doit nuire dans les autres cas.
( 1 ) L’expéiience beaucoup trop multipliée à tyon , aprouvé que quoique l’abus des émétiques donnés auxfemmes enceintes fait très-nuilîble à la mere 8c à l’en»fant , on peut cependant quelquefois fans danger, & mê-me très-utilement dans certains cas , faire vomir celles quine touchent pas au terme de leur accouchement. Mais ouidoit en craindre l’abus , & ne le décider aux émétiquesles plus doux que par des raifons deux fois plus lortesque dans les cas ordinaires, le mieux eft même d’enunir alors une trcs-petite dofe à des purgatifs par le bas ïce qui n’évacue pas moins l’cftomac , 8c le fait d’une ma-niéré moins fatigante , fur-tout fï toute l’action du remedeeff déterminée vers les felles,
( 3 ) Les malades qui ont des hernies » peuvent vomis